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samedi 6 octobre 2012

SORTIE MYCOLOGIQUE : ST-CÔME - 29 SEPTEMBRE

Enfin, des champis !! Wouhou ! Remercions la pluie de septembre. Bon, elle aurait pu tomber en semaine au lieu que durant la fin de semaine, mais c'est mieux que rien. J'ai profité des quelques rayons de soleil que nous avons eu ce samedi matin puisque de la pluie était annoncée à partir de la fin de l'après-midi et pour le lendemain. Ça m'a permis de faire une belle ballade en forêt et de faire quelques clichés avant que les nuages n'arrivent. Je n'étais pas partie pour cueillir des champis (j'étais ben que trop découragée par la saison jusqu'à présent) mais j'ai toujours mon kit d'urgence avec moi (couteau et sacs en papier). Bien heureusement car il y avait des tonnes de pleurotes étalés. En fait, il y en avait tellement que j'en ai laissé plein, j'étais tannée de les cueillir !

Un écureuil m'attendait à mon arrivée













Le pleurote étalé était présent en grande quantité. C'est un excellent comestible. Cherchez-le sur les troncs d'arbres morts tombés au sol.

Quelques pieds de mouton ont croisé mon chemin, un autre excellent comestibles

Troisième bon comestible : la craterelle en tube

Un vieux bolet... trop en piteux état pour être mangé !

La pézize citrine aime les températures fraîches

Le mycène alcalin pousse sur le bois pourri

Le pleurote de l'orme, un autre très bon comestible

Petit hygrophore tout mignon !

Un polypore de genre Phellinus

Une énorme ramaire

Il y a des ramaires de toutes les couleurs !

Les trémelles à spores jaunes, amatrices de température froide

Les vesses-de-loup sont de saison



Le thé des bois commence à donner ses fruits ! (je suis personnellement une grignoteuse de thé des bois...)

Une vieille russule

dimanche 30 septembre 2012

TAGLIATELLES AUX PLEUROTES ÉTALÉS, AU POULET ET À L'ESTRAGON

On peut faire de belles cueillettes de pleurotes étalés en automne au point d'en avoir tellement qu'on ne fait plus quoi en faire ! Je vous suggère ce plat de pâtes simple et goûteux qu'on peut faire au retour de la cueillette.


1 portion

1 nid de tagliatelles (40g)
45g de poitrine de poulet cuit haché
70g de pleurotes étalés hachés grossièrement (pesés une fois nettoyés)
1 cuillère à soupe de vin blanc
2 cuillères à soupe de crème 35%
1/4 tasse d'eau de cuisson des pâtes
1/2 cuillère à thé de bouillon de poulet concentré liquide
Veloutine ou autre épaississant
Une pincée d'estragon
Sel et poivre au goût

Cuire les tagliatelles selon les instructions du fabricant. Réserver 1/4 tasse d'eau de cuisson. Égoutter.

Faire revenir les pleurotes à sec pour leur faire rendre leur eau. Lorsque l'eau est presque toute évaporée, déglacer avec le vin blanc. Lorsque le vin blanc est presque tout évaporé, ajouter la crème, l'eau de cuisson des pâtes, le bouillon de poulet, l'estragon, le sel et le poivre. Laisser réduire quelques minutes. Ajouter un peu de veloutine pour épaissir si désiré.

Incorporer le poulet cuit et les pâtes. Bien mélanger pour réchauffer. Servir.

jeudi 22 septembre 2011

SORTIE MYCOLOGIQUE : ST-DONAT - 14 SEPTEMBRE

Bienvenue à St-Donat, royaume de l'armillaire commun ! Pour vrai, je n'ai jamais vu autant de ce champignon au même endroit. Comme je devais faire 5 km de marche en montagne dans des conditions difficiles (racines, roches, sentiers très boueux), je m'étais fixé une limite de cueillette : que des pleurotes. Heureusement, sinon j'aurais dû coucher dans le bois si j'avais décidé de cueillir des armillaires tellement il y en avait !

Une section du premier kilomètre de sentier. Plutôt encombré !


Ça vaut la peine parfois de se promener sur des sentiers encombrés, ils nous mènent à de beaux endroits !


Le sentier était divisé en trois sections : le premier tiers était un habitat humide longeant un ruisseau avec beaucoup de mousse et d'arbres de morts. Un super terrain de jeu pour les champis ! Le deuxième tiers était plus en altitude avec des caps rocheux, encore de la mousse et un mélange de jeunes feuillus et de conifères. Le dernier tiers longeait une érablière, pas nécessairement le meilleur habitat à champis mais j'ai quand même pu observer quelques espèces intéressantes, ne serait-ce que par leur nombre astronomique !

Les armillaires communs (souvent appelés à tort "armillaires couleur de miel") sont des "tueurs d'arbres" qui poussent en grandes colonies sur des arbres encore vivants.


Quand vous cueillez des armillaires communs, recherchez les spécimens encore en boutons, comme ceux-ci, et ne cueillez que le chapeau. Attention à bien les cuire, la chair contient une toxine qui affectent certaines personnes si la cuisson n'est pas adéquate !


Les lactaires couleur de suie étaient très présents sur le site, poussant parfois même en touffes de quelques individus. J'en ai même trouvé un en forme de coeur !


Les premiers pleurotes qui ont croisé mon chemin : le pleurote tesselé. Il a servi à cuisiner mon souper !


Le pleurote étalé a aussi servi à confectionner mon souper ! Il était d'ailleurs présent en plus grand nombre.


Trio de bolets blancs de neige. La plupart des champis que j'ai rencontrés poussaient "en gang" !


Une jolie amanite fauve


La très dangereuse et mortelle amanite vireuse


Une belle bande de mycènes


Les omphales poussent en grandes colonies. Pour distinguer les omphales en clochette des omphales de Kauffman, il faut connaître la nature du bois sur lequel elles poussent.


Des champis inconnus, parce qu'il en faut bien au moins une espèce par billet !!


De vieilles pholiotes squarreuses ratatinées !


C'était la première fois que je voyais une talle d'entolomes abortifs. On dirait du styromousse qu'on utilise pour garnir les colis fragiles... ! Ou encore un isolant pour les murs ! C'est un champignon comestible que je n'ai jamais goûté. Si j'avais voulu en cueillir, j'aurais pu en offrir à tout mon entourage tellement il y en avait !


Un autre champi qui pousse en quantité : la pézize orangée. Elle recouvre littéralement les chemins sablonneux, notamment dans les érablières. Je vous mets au défi de jouer à ne pas marcher sur les pézizes si vous allez sur ce sentier... Impossible ! C'est un comestible mais à la chair si mince et de si petite taille qu'il faut s'armer de patience si on veut en cueillir pour la peine.

dimanche 13 mars 2011

LES PLEUROTES

Les pleurotes sont des champignons bien connus du grand public. On les trouve non seulement en forêt, mais aussi en épicerie car ils font l'objet de culture commerciale. Le plus fidèle représentant de l'espèce est certainement le pleurote en huître, Pleurotus ostreatus. À mon avis, les pleurotes sont parmi les meilleurs champignons sauvages comestibles et se classent facilement dans mon top 3.

Les pleurotes en huître sont probablement les pleurotes comestibles qu'on rencontre le plus couramment. On les reconnaît facilement à leur odeur d'anis. Ceux-ci étaient infestés d'insectes qui voulaient les dévorer... mais c'est moi qui ai gagné cette fois-là !

Les pleurotes sont distribués dans deux familles distinctes, soient les Pleurotacées (genre Pleurotus) et les Tricholomatacées, une famille très variée (genres Hypsizygus, Sarcomyxa et Pleurocybella, entre autres).

Les pleurotes étalés, Pleurocybella porrigens, ou encore Angel's wings en anglais, sont faciles à reconnaître par leur blancheur éclatante, leur petite taille et leur délicatesse.

Le pleurote tardif, Sarcomyxa serotina, pousse tard à l'automne. Il se reconnaît à ses lames jaunâtres et son chapeau olive collant. Il est comestible à condition de gratter la pellicule qui recouvre le chapeau.

On reconnaît les pleurotes au fait qu'ils poussent sur les arbres et qu'ils ont la plupart du temps un pied excentré, souvent court, parfois inexistant. Ils possèdent souvent des lames décurrentes, c'est-à-dire qu'elles descendent sur le pied. Ils poussent généralement en touffes. On retrouve des pleurotes du printemps jusqu'à tard en automne, mais toutes les espèces ne sont pas comestibles. Toutefois, aucune n'est toxique ni dangereuse.

Le pleurote tesselé, Hypsizygus tessulatus, se reconnaît facilement à ses taches d'eau qui ornent le chapeau. C'est un bon comestible qu'on retrouve en automne.

Soyez aux aguets, si vous détectez une odeur d'anis dans la forêt, vous êtes peut-être près d'une belle talle de pleurotes. Si vous connaissez des endroits où poussent les pleurotes, pensez à vous munir d'un très grand panier et d'un long bâton au moment de la cueillette. En effet, on trouve souvent des pleurotes en hauteur et la cueillette peut être très fructueuse car ils poussent souvent en grand nombre !

En matière de mycologie, tout est une question de timing ! Arrivée quelques jours plus tôt, j'aurais pu faire une excellente récolte. Malheureusement, les pleurotes étaient vieux et infestés d'insectes au moment où je suis passée.