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samedi 6 octobre 2012

SORTIE MYCOLOGIQUE : ST-CÔME - 29 SEPTEMBRE

Enfin, des champis !! Wouhou ! Remercions la pluie de septembre. Bon, elle aurait pu tomber en semaine au lieu que durant la fin de semaine, mais c'est mieux que rien. J'ai profité des quelques rayons de soleil que nous avons eu ce samedi matin puisque de la pluie était annoncée à partir de la fin de l'après-midi et pour le lendemain. Ça m'a permis de faire une belle ballade en forêt et de faire quelques clichés avant que les nuages n'arrivent. Je n'étais pas partie pour cueillir des champis (j'étais ben que trop découragée par la saison jusqu'à présent) mais j'ai toujours mon kit d'urgence avec moi (couteau et sacs en papier). Bien heureusement car il y avait des tonnes de pleurotes étalés. En fait, il y en avait tellement que j'en ai laissé plein, j'étais tannée de les cueillir !

Un écureuil m'attendait à mon arrivée













Le pleurote étalé était présent en grande quantité. C'est un excellent comestible. Cherchez-le sur les troncs d'arbres morts tombés au sol.

Quelques pieds de mouton ont croisé mon chemin, un autre excellent comestibles

Troisième bon comestible : la craterelle en tube

Un vieux bolet... trop en piteux état pour être mangé !

La pézize citrine aime les températures fraîches

Le mycène alcalin pousse sur le bois pourri

Le pleurote de l'orme, un autre très bon comestible

Petit hygrophore tout mignon !

Un polypore de genre Phellinus

Une énorme ramaire

Il y a des ramaires de toutes les couleurs !

Les trémelles à spores jaunes, amatrices de température froide

Les vesses-de-loup sont de saison



Le thé des bois commence à donner ses fruits ! (je suis personnellement une grignoteuse de thé des bois...)

Une vieille russule

dimanche 31 octobre 2010

SAISON MYCOLOGIQUE 2010 - RÉCAPITULATION

La saison mycologique 2010 était ma première vraie saison de cueillette gastronomique. L'an dernier, je m'étais surtout attardée à apprendre à reconnaître les différents groupes ou espèces de champignons mais une fois les bases maîtrisées, j'ai enfin pu me lancer dans la vraie de vraie cueillette. Je dois même avouer qu'à la fin de la saison, je n'en pouvais plus des champignons. Je voulais les photographier mais plus les manger ! Il faut dire qu'on a fait plusieurs grosses cueillettes. Le garde-manger est bien plein. Voici donc une petite récapitulation.

7 avril, St-Paulin. Observation de mon premier champignon frais de la saison : une trémelle à spores jaunes juchée sur un pin sur le site du Baluchon.

8 mai, Contrecoeur. Première sortie avec les mycologues. Je cueille ma première morille. Elle sera accompagnée d'une deuxième morille à Laval quelques jours plus tard, mais ça s'arrête pas mal là. La saison des morilles n'a pas été bonne du tout cette année étant donné le manque de pluie en mai.

25 mai, St-Liguori. La première vraie cueillette digne de ce nom de la saison. Je tombe par hasard sur une superbe talle de jeunes polypores écailleux. Heureusement qu'en bonne mycologue, j'ai toujours des sacs de papier avec moi ! Hop, je remplis un sac en deux temps trois mouvements et je fais des conserves jusqu'à 23h... un soir de semaine !

22 juillet, St-Jérôme. Première belle cueillette de chanterelles. On les cuisine en brie fondant, un pur délice ! Certaines personnes ont dit que l'année 2010 était exceptionnelle pour les chanterelles, d'autres qu'elle était exceptionnellement mauvaise. Je ne sais pas combien on est supposés pouvoir en cueillir dans une saison, mais nous en avons eu plus que pour notre argent.

31 juillet, Ste-Ursule. Mon premier cèpe... et mes premières piqûres de guêpes ! Oui, c'est ce jour-là que nous avons marché dans un nid de guêpes. La mycologie, des heures de plaisir et des aventures garanties !

10 août 2010, Mégantic. On campe au beau milieu du paradis du lactaire saumon et de la craterelle en tube. Dommage qu'on soit juste un peu trop tôt, les craterelles sont encore très jeunes. Qu'à cela ne tienne, on remplit quand même notre panier, on ne refera certainement pas 4h d'auto pour aller chercher des craterelles dans une semaine !

Août, Notre-Dame-de-la-Merci. Énorme cueillette de dermatose de la russule (lobster). Le panier n'était pas assez grand, il a fallu se remplir les poches de manteau. La plupart des champignons ont été séchés. Nous en avons gardé un gros pour faire une sauce crème-dijon-lobster pour accompagner un filet de porc. Délicieux !

Fin août. Canicule. Dommage, la saison allait plutôt bien. Les champignons n'ont pas survécu à cette vague de chaleur et il faudra attendre un bon 2 semaines avant de refaire des cueillettes dignes de ce nom.

10 septembre, Prévost. On tombe par hasard sur une superbe talle de pleurotes en huître blancs, jeunes, parfaits. Je découvre que le pleurote est un de mes champignons préférés.

26 septembre, Rawdon et 27 septembre, Chertsey. Fin de semaine parfaite pour la cueillette. Les bolets coulent à flot, si cela se peut. On revient avec plusieurs kilos de champignons. Heureusement qu'on a acheté un déshydrateur cet été !

10 octobre, St-Eugène-de-Guigues. Visite au Témiscamingue. Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'endroit est propice aux champignons ! Par contre, on est un peu tard. Idéalement, il faudrait plutôt y aller fin septembre pour éviter le gel.

16 octobre. Cueillette de deux beaux matsutakes lors de la dernière cueillette de la saison. Le froid arrive rapidement et les champignons aperçus au-delà de cette date sont gelés.

30 octobre, Montréal. Je passe au kiosque de champignons sauvages du marché Jean-Talon juste pour voir combien ça se vend. Wow, 10$ le 100g pour des matsutakes frais ? Qui achète ça à ce prix là ? Comme dirait mon amie Mylène, si des voleurs rentrent chez nous, ils vont partir avec le stock de champis... Ya une fortune là-dedans !

vendredi 13 août 2010

RAGOÛT AUX CHAMPIGNONS SAUVAGES - VERSION CAMPING

Pas toujours facile de trouver quoi manger en camping, surtout quand la plus grosse épicerie à des kilomètres à la ronde ressemble à un dépanneur. C'est d'autant plus complexe quand on souhaite incorporer une belle cueillette à notre souper. Étant donné les possibilités limités, nous avons décidé d'agrémenter un ragoût cordon bleu avec nos champignons (lactaires saumons, bolets blanc de neige, craterelles en tube).

2 portions

2 boîtes de ragoût de boulettes Cordon Bleu
1 lb (environ) de champignons sauvages, tranchés
Beurre

Faire revenir les champignons sans corps gras dans un chaudron jusqu'à ce qu'ils aient rendu leur eau. Ajouter une bonne quantité de beurre et faire revenir quelques minutes supplémentaires. Incorporer le ragoût et bien réchauffer tout en brassant régulièrement. Déguster au bord du feu.

SORTIE MYCOLOGIQUE : 12 AOÛT 2010 - MÉGANTIC

Dans le cadre de mes vacances à Mégantic, je n'ai pas pu résister à cueillir quelques champignons... en fait... "une quantité astronomique de champignons" serait plus appropriée ! Nous sommes arrivés sous la pluie battante au camping. Première découverte en moins d'une minute après notre arrivée : une petite talle de lactaires saumons tout juste derrière notre terrain. Étant donné la forte pluie, il était hors de question de monter la tente et nous sommes donc partis en éclaireurs dans la forêt.

La forêt était mixte à prédominance conifères (cèdres, sapins). Le sol était recouvert de tourbe de sphaigne et à travers les racines des arbres, on pouvait parfois observer un petit ruisseau qui courait tout juste sous le sol. Avec la pluie abondante qui tombait à ce moment, pas besoin de dire que l'environnement était très humide ! Les lactaires saumons (Lactarius thyinos) et les lactaires des épinettes (Lactarius deterrimus) était très présents, particulièrement dans les endroits les plus humides (là où on voyait l'eau affleurer). Il y avait aussi une bonne quantité de russules, quelques bolets blanc de neige (Leccinum holopus), des bébés pieds de moutons (Hydnum sp.) et une quantité phénoménale de craterelles en tube (Craterellus tubaeformis) dont nous n'avons cueilli que les plus grosses, laissant les autres grandir en vue de les cueillir avant notre départ.

Première récolte : lactaires saumons, craterelles en tube et bolets blanc de neige

La cueillette précédant notre départ a été très prolifique. Les craterelles en tube avaient grandi un peu, ce qui nous a permis d'en ramasser au moins 1 kg. Quelques bolets ont aussi croisé notre chemin (holopus et scabrum) ainsi que de jolis lactaires couleur de suie (lignyotus).

Cette forêt était sans contredit le paradis de la craterelle en tube. Parfois, il y en avait tellement que le sol était complètement jaune par endroit.

Le lactaire couleur de suie est facile à reconnaître avec son joli chapeau cacaoté


Les lactaires étaient très présents sur le terrain. Ce lactaire côtoyait les lactaires saumons, des épinettes, à lait soufré, couleur de suie et d'autres qui n'ont pas été identifiés.