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dimanche 19 août 2012

SORTIE MYCOLOGIQUE : ÎLE D'ORLÉANS ET CAP TOURMENTE - 18 AOÛT

Ouais ben c'est vraiment une mauvaise année pour les champis ! Je suis allée dans le coin de Québec visiter des endroits où j'avais eu de superbes expériences mycologiques au cours des mois d'août précédents dont une belle cueillette de chanterelles l'an dernier. Résultat : RIEN ! Heureusement qu'il y avait beaucoup de champis sur les arbres à Cap Tourmente, ça nous a permis de faire quelques belles photos. Sinon, le boisé de l'île d'Orléans était carrément vide... Moi qui avait promis une belle sortie à mon papa, ça m'apprendra à parler trop vite !

Île d'Orléans - un secteur du sentier avec des bouleaux très blancs

Énorme clavaire couronnée sur une souche

Un crépidote, pas comestible mais bien joli

Un myxomycète, possiblement arcyrie

La vue du belvédère de la falaise à Cap Tourmente

Ça faisait tellement longtemps que je voulais voir une volvaire ! Je vous présente la volvaire soyeuse, un excellent comestible.

On reconnaît les volvaires à la volve qu'on trouve à la base de leur pied et au fait qu'elles poussent sur le bois.

Une belle touffe de jeunes polypores écailleux

De jeunes pholiotes. Vraiment jolies !

Le polypore de Schweinitz


Un champ de prêles !

Vous le reconnaissez ? Oui, c'est le pimbina, mais pas encore mûr !

L'allée était bordée de pimbina à perte de vue

Chenille Lophocampa maculata qui donnera éventuellement un beau papillon de nuit

jeudi 22 septembre 2011

SORTIE MYCOLOGIQUE : ST-DONAT - 14 SEPTEMBRE

Bienvenue à St-Donat, royaume de l'armillaire commun ! Pour vrai, je n'ai jamais vu autant de ce champignon au même endroit. Comme je devais faire 5 km de marche en montagne dans des conditions difficiles (racines, roches, sentiers très boueux), je m'étais fixé une limite de cueillette : que des pleurotes. Heureusement, sinon j'aurais dû coucher dans le bois si j'avais décidé de cueillir des armillaires tellement il y en avait !

Une section du premier kilomètre de sentier. Plutôt encombré !


Ça vaut la peine parfois de se promener sur des sentiers encombrés, ils nous mènent à de beaux endroits !


Le sentier était divisé en trois sections : le premier tiers était un habitat humide longeant un ruisseau avec beaucoup de mousse et d'arbres de morts. Un super terrain de jeu pour les champis ! Le deuxième tiers était plus en altitude avec des caps rocheux, encore de la mousse et un mélange de jeunes feuillus et de conifères. Le dernier tiers longeait une érablière, pas nécessairement le meilleur habitat à champis mais j'ai quand même pu observer quelques espèces intéressantes, ne serait-ce que par leur nombre astronomique !

Les armillaires communs (souvent appelés à tort "armillaires couleur de miel") sont des "tueurs d'arbres" qui poussent en grandes colonies sur des arbres encore vivants.


Quand vous cueillez des armillaires communs, recherchez les spécimens encore en boutons, comme ceux-ci, et ne cueillez que le chapeau. Attention à bien les cuire, la chair contient une toxine qui affectent certaines personnes si la cuisson n'est pas adéquate !


Les lactaires couleur de suie étaient très présents sur le site, poussant parfois même en touffes de quelques individus. J'en ai même trouvé un en forme de coeur !


Les premiers pleurotes qui ont croisé mon chemin : le pleurote tesselé. Il a servi à cuisiner mon souper !


Le pleurote étalé a aussi servi à confectionner mon souper ! Il était d'ailleurs présent en plus grand nombre.


Trio de bolets blancs de neige. La plupart des champis que j'ai rencontrés poussaient "en gang" !


Une jolie amanite fauve


La très dangereuse et mortelle amanite vireuse


Une belle bande de mycènes


Les omphales poussent en grandes colonies. Pour distinguer les omphales en clochette des omphales de Kauffman, il faut connaître la nature du bois sur lequel elles poussent.


Des champis inconnus, parce qu'il en faut bien au moins une espèce par billet !!


De vieilles pholiotes squarreuses ratatinées !


C'était la première fois que je voyais une talle d'entolomes abortifs. On dirait du styromousse qu'on utilise pour garnir les colis fragiles... ! Ou encore un isolant pour les murs ! C'est un champignon comestible que je n'ai jamais goûté. Si j'avais voulu en cueillir, j'aurais pu en offrir à tout mon entourage tellement il y en avait !


Un autre champi qui pousse en quantité : la pézize orangée. Elle recouvre littéralement les chemins sablonneux, notamment dans les érablières. Je vous mets au défi de jouer à ne pas marcher sur les pézizes si vous allez sur ce sentier... Impossible ! C'est un comestible mais à la chair si mince et de si petite taille qu'il faut s'armer de patience si on veut en cueillir pour la peine.