dimanche 31 juillet 2011

POULET PANÉ AUX PLEUROTES, SAUCE AUX CHANTERELLES

Dimanche dernier, j'ai cueilli une petite quantité de chanterelles avec mon papa, environ 200g. Nous avons séparé notre butin et sommes rentrés chacun chez soi, ayant dans l'idée de cuisiner ces délicieux champignons. Eh bien au final, nous avons cuisiné des recettes pas mal semblables à base de poulet et de sauce crème !

En plus des chanterelles, j'ai décidé d'utiliser ma chapelure de pleurotes que j'ai reçue dernièrement pour ma fête. Si vous n'en avez pas à la maison, n'hésitez pas à la remplacer par de la farine régulière ou encore à réduire en poudre une petite quantité de vos champignons séchés préférés.

1 portion

1 poitrine de poulet (environ 150g)
2 cuillères à soupe de chapelure 100% pleurotes
1 cuillère à thé d'huile d'olive
1 cuillère à thé de beurre

Sauce aux chanterelles :

85g de chanterelles fraîches, environ
1 noix de beurre
1 cuillère à soupe de vin blanc
3 cuillères à soupe de crème 35%
Sel et poivre

Enfariner le poulet avec la chapelure. Faire revenir à feu moyen dans le mélange d'huile et de beurre pour dorer les deux côtés puis mettre au four à 350°F pendant environ 30 minutes.

Pendant ce temps, nettoyer les champignons puis les couper en deux ou en quatre selon la grosseur. Les faire revenir à sec dans une poêle anti-adhésive jusqu'à ce qu'ils aient perdu toute leur eau. Ajouter par la suite le beurre et faire revenir 1-2 minutes. Déglacer avec le vin blanc puis incorporer la crème. Réduire légèrement.

Servir le poulet nappé de la sauce.

mardi 19 juillet 2011

PREMIÈRE MOITIÉ DE JUILLET PÊLE-MÊLE

Je n'ai pas fait de réelle sortie mycologique ce mois-ci pour plusieurs raisons. D'abord, la saison mycologique, à mon avis, ne commence réellement qu'autour du 20 juillet avec l'arrivée des chanterelles et des bolets d'été. Ensuite, dès que je vais près d'un lieu le moindrement humide, je suis attaquée par des hordes de maringouins voraces. Ça décourage. Je vous présente donc pêle-mêle ce que j'ai pu observer au cours des deux dernières semaines. Je vous promets aussi des sorties mycologiques bien remplie à compter de dimanche prochain !

Deux des quatres amanites tue-mouche observées sous une épinette chez moi, le 7 juillet


Les mêmes amanites, deux jours plus tard


Ce champi était tout sec... pas grand chose à en tirer pour l'identification !


Un bel exemple de lames émarginées. C'est un hygrophore gris souris qui pousse uniquement dans la mousse, au pied de mon pommier.


Regardez-moi la superbe texture de ce chapeau de laccaire !


Une belle grosse russule qui poussait juste à côté de mon quatuor d'amanites tue-mouche !


Vieille amanite tue-mouche ?


De beaux bolets trouvés près de chez moi. Le rouge : au parc. Le jaune : chez la voisine (chuuuut... je le voyais de chez moi, je ne pouvais pas résister !!)


Le réseau de mailles blanches présent en haut du pied de ce bolet est ce qu'on appelle la réticulation. Il en existe de différentes couleurs. C'est un des caractères qui permet d'identifier les espèces de bolets.


Les pores de ce bolet changent de couleur au froissement (au toucher). On voit clairement du bleu apparaître là où j'ai touché les pores.


Mis à part la couleur au froissement, le bleuissement à la coupe est un autre caractère qui permet de distinguer les espèces de bolets. Celui-ci bleuissait immédiatement. D'autres prennent quelques secondes voire jusqu'à 15 minutes avant de bleuir.


Et la meilleure partie : les champis que j'ai mangés ! J'ai cueilli un petit 40 grammes de chanterelles samedi dernier. Une bien maigre récolte qui s'explique par le fait que les chanterelles étaient encore trop jeunes et les maringouins trop gros... ! Je les ai mangées en omelette le lendemain matin. Les chanterelles, pas les maringouins !

samedi 2 juillet 2011

SORTIE MYCO-BOTANIQUE : 2 JUILLET - LAVAL

Outre les centres d'achats, Laval regorge de boisés d'assez bonne taille où on peut trouver une foule d'espèces de plantes, de champignons et d'oiseaux. Je n'élaborerai pas sur les oiseaux car c'est loin d'être mon domaine, mais laissez-moi vous dire qu'à chaque fois que je vais dans un boisé de Laval, je vois ou j'entends des oiseaux qui me sont inconnus. Remarquez, je pourrais en dire autant des plantes et des champignons !

Nous avons commencé par tenter de visiter le boisé de Ste-Dorothée. Je dis bien "tenter" car l'entrée par laquelle nous avons abordé le boisé étant composée d'environ 30 mètres de forêt suivi d'un immense champs de fleurs sauvages et d'une zone très marécageuse... et tellement pleine de maringouins que cela nous rendait folles, sans compter les sentiers inondés qui nous faisaient rebrousser chemin. Bref, ce doit être un superbe boisé... en automne, quand les maringouins sont partis mais avant les pluies de novembre, ou encore en hiver quand les marais sont gelés.

Les pézizes tapissaient le sol


Les asclépiades sont en fleurs. Quand elles commenceront à produire leur "petits cochons", il faudra les récolter pendant qu'ils sont encore jeunes.


Les rudbeckias sont certainement parmi mes fleurs sauvages préférées !


Nous avons ensuite quitté pour un boisé que nous connaissions mieux, le boisé Papineau situé à la jonction de la 19 et de la 440. Encore une fois, les plantes et les champis étaient au rendez-vous. Nous avons même pu déguster (lire : nous bourrer la face, littéralement) des baies d'amélanchiers. C'était la première fois que j'en mangeais et laissez-moi vous dire que si j'avais à inventer les petits fruits parfaits, ils seraient exactement comme ceux-ci : faciles à cueillir, un arbuste sans piquants, fruits d'une taille acceptable, goût très sucré et floral. Je ne pourrais vous décrire exactement le goût car ça ne ressemble à rien que je connaisse.

Les fameuses baies d'amélanchiers dont nous nous sommes gavées... Mmmm... !


Bien que les chardons soient des mal-aimés avec leurs piquants, il n'en reste pas moins que leurs fleurs sont très jolies !


Les russules commencent à faire leur apparition dans la forêt


Nous avons vu des troncs entiers couverts de clavaires, très impressionnant !


L'amanite tue-mouche se pointe le bout du nez

Je vous laisse sur quelques clichés de champignons pris à ma nouvelle maison. J'ai trouvé près d'une dizaine d'espèce sur le terrain depuis mon arrivée la semaine dernière. Je suis pas mal épatée ! Sans compter qu'on est encore très tôt en saison. Puis-je espérer avoir des bolets sur mon terrain cet automne ? Qui sait...

Cette russule était un peu vieille pour être identifiée. Possiblement une russule vineuse ?

Ce bébé champignon semble être un polypore de Mounce, mais c'est encore un peu tôt pour le dire hors de tout doute. Voyez les gouttes d'eau à sa base qui montrent qu'il est en pleine croissance.

Voici ce qu'on appelle communément un PCB - un Petit Champignon Brun (ou blanc, selon le contexte). Plusieurs espèces entrent dans ce groupe et sont réputés difficiles à identifier. Pour celui-ci, je sais que sa sporée est brune, mais je n'ai pas tenté de pousser l'identification plus loin.


Des petits champignons un peu fripés...


Quelques petits lactaires poussent au fond du terrain


Et un petit récapitulatif comparatif des champis que j'ai trouvés sur le terrain, pour vous donner une idée de leur taille relative.

samedi 25 juin 2011

DES CHAMPIGNONS... À MA NOUVELLE MAISON !

Cette longue absence s'explique par mon déménagement. Au lieu de chercher des champis, je devais faire des boîtes. Mais c'est pour le mieux car j'habite maintenant au beau milieu de la forêt lanaudoise, en Matawinie, paradis du champi ! J'ai déjà trouvé 3 espèces sur mon terrain et 1 espèce chez la voisine (une amanite à voile jaune).

J'ai tout un paquet d'épinettes sur mon terrain et sous celles-ci, après la pluie, poussent des colonies de petits champignons, la collybie perforante ! J'en ai actuellement plusieurs centaines sur le terrain.


dimanche 5 juin 2011

L'HERBE À PUCE : UNE PLANTE À CONNAÎTRE... ET ÉVITER !

On s'est tous déjà fait dire de faire attention à l'herbe à puce, mais combien d'entre nous savent réellement la reconnaître ? Moi-même, jusqu'à tout dernièrement, je n'aurais pas pu la reconnaître hors de tout doute. Toutefois, plus on passe du temps à l'extérieur, mieux on apprend à connaître les plantes qui nous entourent. Je vous propose donc un petit topo pour apprendre à reconnaître et éviter cette plante.


Le saviez vous ?

Le vrai nom de l'herbe à puce est le Sumac grimpant. Bien qu'elle déclenche des irritations chez la plupart des gens, certaines personnes y sont insensibles. D'ailleurs, votre chien peut se rouler dans l'herbe à puce comme bon lui semble sans aucun risque car la plante n'est pas toxique pour lui (mais n'allez pas le caresser par la suite !). D'ailleurs, plusieurs animaux peuvent manger la plante sans avoir aucune réaction.


Comment la reconnaître ?

L'herbe à puce pousse généralement en talle, les plants pouvant atteindre un mètre de haut. Ses feuilles sont caractéristiques en ce sens qu'elles poussent toujours par groupe de trois. Elles sont vertes, lisses et brillantes. Les nouvelles feuilles au printemps présentent un mélange de rouge et vert dans les mêmes tons que la laitue frisée rouge et verte. La plante produit des fruits qui sont situés près de la tige, sous les feuilles.

Voyez les fleurs en boutons près de la tige

Un contact entre l'huile sécrétée par la plante (urushiol) et la peau provoque des irritations, des rougeurs, des démangeaisons et des cloques pouvant survenir après un à sept jours. L'irritation se transmet d'ailleurs par le liquide qui s'écoule des plaies. Il faut compter au moins une semaine pour la guérison.

Si on a été en contact avec de l'herbe à puce, il est recommandé de laver les parties exposées (d'abord rincer à l'eau froide car le savon détruit la couche protectrice qui empêche l'huile d'atteindre la peau) et laver les vêtements à plusieurs reprises à l'eau chaude. Un petit bain pour le toutou serait aussi une bonne idée s'il a joué dans une belle talle. Si une irritation survient, pas grand chose à faire à part les compresses d'eau froide ... et prendre son mal en patience !

Ma recommandation : jamais de shorts ni de sandales quand on va en forêt !!

samedi 4 juin 2011

ET SI J'ORGANISAIS UNE SORTIE CHAMPIS CET ÉTÉ, ÇA VOUS DIRAIT ?

Ça fait maintenant deux ans que je fais de la mycologie. De juillet à octobre, je vais en forêt à toutes les fins de semaine et je ramène régulièrement de quoi faire un petit festin. Je me rends aussi compte que, malgré que cette activité soit peu répandue au Québec, les gens de mon entourage et ceux qui laissent des commentaires sur mes blogs s'intéressent au sujet mais ne sont pas certains de comment s'y prendre, où aller, comment ça marche.

Je vous propose donc d'organiser une sortie mycologique vers la fin de l'été dans Lanaudière (région de Rawdon). Ce serait une belle occasion de se rencontrer, de discuter, d'apprendre et de passer une journée en plein air. Mais attention, je vous avise tout de suite que cueillir des champignons n'est pas nécessairement de tout repos ! On se ramasse des branches d'épinette et des araignées en pleine figure, on se fait manger par les maringouins, on met régulièrement la main sur des limaces, on se met à genoux dans la boue, on marche principalement hors sentier mais on est tellement fier de notre récolte, et puis ça fait des aventures à raconter.

Exemple de cueillette de groupe à St-Alphonse, septembre 2009


Voici donc le plan plus détaillé que je propose :

Lieu : À déterminer (secteur Rawdon, Chertsey, St-Alphonse...), environ 1h-1h30 de Montréal

Date : À déterminer (entre la mi août et la mi septembre, un samedi ou un dimanche)

Équipement : Panier, couteau, souliers de marche, anti-moustiques, lunch, pantalons longs

Agenda :

10h : Arrivée
10h15 : Briefing sur la mycologie. Ce qu'on cherche, à quoi faire attention, défaire certains mythes, etc.
10h30 : Départ en forêt
12h30 : Dîner
13h30 : Identification, champignons comestibles vs toxiques, trucs, apprêter les champignons sauvages, etc.

Alors, ça vous dit ?

mercredi 1 juin 2011

PROMENADE DERRIÈRE CHEZ MOI

Je suis allée me promener derrière chez moi encore cette semaine et la semaine dernière pour suivre l'évolution des arbustes à fleurs. Les fleurs observées il y a deux semaines ont laissé place à d'autres. Les amélanchiers et les pruniers n'ont plus de fleurs, tandis que les cerisiers et les sorbiers sont en pleine floraison. Je combine donc dans ce billet des photos de cette semaine et de la semaine dernière. J'ai ai profité pour amener les chats avec moi, ils adorent prendre des marches dans le champ et me suivent comme des petits chiens !

Semaine du 23 mai :

Mystic ouvre le chemin !

Je ne crois pas me tromper en disant que j'ai ici affaire à un pommier qui pousse au milieu de ma talle de pruniers !

La preuve indubitable que ceci est un prunier : non seulement les fleurs ont du rose au centre, mais le tronc présente des épines.


Je ne pouvais pas ne pas vous montrer cette motte de picpics. Elle était grosse comme un ballon de soccer !! J'ai presque eu peur de trouver un de mes chats au centre de cette boule !!


Semaine du 30 mai :

Cette fois, je suis accompagnée de Clipi (à l'avant) et Pink (à l'arrière - il n'est pas à moi mais il aime prendre des marches)


Les fruits de l'amélanchier commencent à se développer.


Un beau sorbier en fleurs. Si vous croyez ne pas connaître le sorbier, remplacez les touffes de fleurs blanches par des touffes de petits fruits orange vif. Ça vous dit quelque chose maintenant ?


Je suis médusée par cet arbuste. Il a des fleurs de pommier, des épines de prunier et des feuilles de... ??? Vous le connaissez vous ?


Et un autre inconnu dans la liste !