samedi 2 juillet 2011

SORTIE MYCO-BOTANIQUE : 2 JUILLET - LAVAL

Outre les centres d'achats, Laval regorge de boisés d'assez bonne taille où on peut trouver une foule d'espèces de plantes, de champignons et d'oiseaux. Je n'élaborerai pas sur les oiseaux car c'est loin d'être mon domaine, mais laissez-moi vous dire qu'à chaque fois que je vais dans un boisé de Laval, je vois ou j'entends des oiseaux qui me sont inconnus. Remarquez, je pourrais en dire autant des plantes et des champignons !

Nous avons commencé par tenter de visiter le boisé de Ste-Dorothée. Je dis bien "tenter" car l'entrée par laquelle nous avons abordé le boisé étant composée d'environ 30 mètres de forêt suivi d'un immense champs de fleurs sauvages et d'une zone très marécageuse... et tellement pleine de maringouins que cela nous rendait folles, sans compter les sentiers inondés qui nous faisaient rebrousser chemin. Bref, ce doit être un superbe boisé... en automne, quand les maringouins sont partis mais avant les pluies de novembre, ou encore en hiver quand les marais sont gelés.

Les pézizes tapissaient le sol


Les asclépiades sont en fleurs. Quand elles commenceront à produire leur "petits cochons", il faudra les récolter pendant qu'ils sont encore jeunes.


Les rudbeckias sont certainement parmi mes fleurs sauvages préférées !


Nous avons ensuite quitté pour un boisé que nous connaissions mieux, le boisé Papineau situé à la jonction de la 19 et de la 440. Encore une fois, les plantes et les champis étaient au rendez-vous. Nous avons même pu déguster (lire : nous bourrer la face, littéralement) des baies d'amélanchiers. C'était la première fois que j'en mangeais et laissez-moi vous dire que si j'avais à inventer les petits fruits parfaits, ils seraient exactement comme ceux-ci : faciles à cueillir, un arbuste sans piquants, fruits d'une taille acceptable, goût très sucré et floral. Je ne pourrais vous décrire exactement le goût car ça ne ressemble à rien que je connaisse.

Les fameuses baies d'amélanchiers dont nous nous sommes gavées... Mmmm... !


Bien que les chardons soient des mal-aimés avec leurs piquants, il n'en reste pas moins que leurs fleurs sont très jolies !


Les russules commencent à faire leur apparition dans la forêt


Nous avons vu des troncs entiers couverts de clavaires, très impressionnant !


L'amanite tue-mouche se pointe le bout du nez

Je vous laisse sur quelques clichés de champignons pris à ma nouvelle maison. J'ai trouvé près d'une dizaine d'espèce sur le terrain depuis mon arrivée la semaine dernière. Je suis pas mal épatée ! Sans compter qu'on est encore très tôt en saison. Puis-je espérer avoir des bolets sur mon terrain cet automne ? Qui sait...

Cette russule était un peu vieille pour être identifiée. Possiblement une russule vineuse ?

Ce bébé champignon semble être un polypore du pin, mais c'est encore un peu tôt pour le dire hors de tout doute. Voyez les gouttes d'eau à sa base qui montrent qu'il est en pleine croissance.

Voici ce qu'on appelle communément un PCB - un Petit Champignon Brun (ou blanc, selon le contexte). Plusieurs espèces entrent dans ce groupe et sont réputés difficiles à identifier. Pour celui-ci, je sais que sa sporée est brune, mais je n'ai pas tenté de pousser l'identification plus loin.


Le marasme à pied filiforme est un champignon blanc minuscule (0.5 à 2.5 mm de diamètre) qui pousse sur les tapis d'aiguilles au pied des conifères. Ceux-ci sont un peu fripés...


Quelques petits lactaires à papille foncée poussent au fond du terrain


Et un petit récapitulatif comparatif des champis que j'ai trouvés sur le terrain, pour vous donner une idée de leur taille relative.

3 commentaires:

  1. Melissa Bouchard6 juillet 2011 à 12:52

    Belles photos en effet! J'aimerais que tu me parles des asclépiades. Mon terrain en est truffé. Tu parles de récolter les "petits cochons"... et pour en faire quoi, au juste??

    RépondreSupprimer
  2. En effet, on peut cueillir les "petits cochons" de l'asclépiade (les gousses) lorsqu'elles sont jeunes, soit moins de 5 cm (fin juillet). Il faut les déposer immédiatement dans l'eau (donc traîner une chaudière d'eau) pour diluer la sève collante. À la maison, on change l'eau plusieurs fois puis on laisse tremper 24h pour enlever le goût amer. Pour les manger, il faut les blanchir 1 minute, changer l'eau puis les bouillir jusqu'à tendreté. On peut aussi les mariner, les gratiner, etc. Mais je n'ai pas encore essayé... c'est tout écrit dans un de mes livres !!

    RépondreSupprimer