lundi 24 octobre 2011

PHOTOS D'AUTOMNE PÊLE-MÊLE

Durant la saison des champignons, j'amène toujours mon appareil photo partout où je vais. J'ai parfois de belles surprises, comme en témoignent ces quelques photos prises au cours des dernières semaines.

L'été des indiens au camp mariste à Rawdon

Mes premières helvelles

J'étais vraiment excitée quand j'ai trouvé ces helvelles élastiques (Helvella elastica) sur un terrain boisé à St-Cléophas ! Finalement, j'ai en trouvé des beaucoup plus grosses sous une épinette, derrière chez moi, deux jours plus tard.


Un autre type d'helvelle, l'helvelle crépue (Helvella crispa). Voyez son pied côtelé, c'est vraiment spécial. Bien que fort jolie, cette helvelle est toxique.

Deux teintes de mauve

J'ai observé ce cortinaire violet à St-Alphonse à la fin du mois d'août. Bien que plutôt commun et non comestible, c'est un champignon que j'aime bien pour sa couleur violet très intense.

Toujours dans le violet, mais cette fois ce n'est pas un champignon. Je ne saurais dire ce que c'est. Un lichen peut-être ? La photo ne rend pas bien la couleur mauve très intense. Et c'était bien poilu !


Un petit marasme pour terminer

Des jolis marasmes secs (Marasmius siccus). Ça faisait bien longtemps que je voulais voir une espèce de marasmes roses, je les trouve trop mignons ! Ceux-ci sont légèrement flétris. Je suis probablement arrivée quelques heures trop tard.

samedi 22 octobre 2011

SORTIE MYCOLOGIQUE : NOTRE-DAME-DE-LA-MERCI - 1ER OCTOBRE

Ce samedi-là, je partais en randonnée sans avoir pour réel objectif de cueillir des champis. Mais en tant que bonne mycologue, je pars quand même avec mon kit minimal (couteau et sacs en papier), juste au cas. Que j'ai bien fait ! Tout l'été, j'ai cherché des trompettes de la mort. J'ai même fait une excursion à l'Île d'Orléans spécialement pour elles sans en trouver pour la peine. Eh bien un premier octobre, pratiquement hors saison, par pur hasard en regardant au sol, j'en vois une petite talle. La règle à appliquer quand on trouve quelques trompettes : regarder autour, il y en aura d'autres. C'est ce que j'ai fait. Et j'en ai trouvé ! Plusieurs autres espèces étaient présentes en grand nombre dont les polypores des brebis (je n'en avais pas trouvé l'an dernier !) et de beaux lactaires couleur de suie. J'ai pu me faire une belle poêlée !

Pour vous mettre en appétit, voici d'abord quelques photos du sentier.


Les fameuses trompettes de la mort que j'ai cherché tout l'été !


Le polypore des brebis est parmi mes champignons préférés. Son chapeau varie de blanc à beige-jaunâtre, son chapeau est irrégulier et son pied court. Il présente des pores petits et serrés sous le chapeau. Il a une superbe texture bien ferme sous la dent mais attention, il est souvent infesté de vers !


Un beau spécimen de clitocybe à pied renflé, un comestible toxique si consommé avec de l'alcool.


La trémelle foliacée


La trémelle palmée


Les pleurotes petit nid, non comestible, ont une belle couleur jaune d'oeuf tant sur le chapeau qu'un niveau des lames et le chapeau velu. Très joli !


Un des derniers hygrophores de la saison


Des clavaires petite langue en piteux état


Des armillaires communs, très communs à ce temps-ci de l'année


Encore des armillaires communs, mais ceux-ci ont gelé. Voyez la différence de couleur et de texture avec la photo précédente. Ils sont plus foncés et semblent mouillés.


C'est le retour de la saison de la pimbina ! Vous trouverez ces petits fruits rouges tout l'hiver (j'en ai déjà cueilli en janvier), le long des cours d'eau. Les fruits sont faciles à reconnaître : ils ont un noyau unique plat et leur jus sent les vieux bas ! On peut en faire une excellente gelée qui goûte la canneberge, mais qui pue, soyons honnêtes !


Cet arbuste poussait le long de la rivière et ses fruits semblaient s'être transformés en duvet laineux. Étrange...


Des sores de fougère. On les trouve sous les feuilles !


Et j'ai évidemment gardé le meilleur pour la fin ! La poêlée de chanterelle commune (oui oui, il y en avait une seule, et pas mal petite à part ça !), trompettes de la mort, lactaires couleur de suie et polypores des brebis. J'ai pu bien goûter à chacun des champignons et la trompette remporte la palme haut la main avec son goût riche qui rappelle presque les noix. Elle vaut amplement le mal qu'on se donne à la trouver et à la nettoyer (il faut enlever les aiguilles de conifère tombé dans l'entonnoir...). Le polypore des brebis arrive bon deuxième avec son goût somme toute excellent et sa superbe texture. À côté, le lactaire couleur de suie est insipide et goûte l'eau... Disons que je le considère comme un champignon de consolation car il est très commun.

jeudi 22 septembre 2011

SORTIE MYCOLOGIQUE : ST-DONAT - 14 SEPTEMBRE

Bienvenue à St-Donat, royaume de l'armillaire commun ! Pour vrai, je n'ai jamais vu autant de ce champignon au même endroit. Comme je devais faire 5 km de marche en montagne dans des conditions difficiles (racines, roches, sentiers très boueux), je m'étais fixé une limite de cueillette : que des pleurotes. Heureusement, sinon j'aurais dû coucher dans le bois si j'avais décidé de cueillir des armillaires tellement il y en avait !

Une section du premier kilomètre de sentier. Plutôt encombré !


Ça vaut la peine parfois de se promener sur des sentiers encombrés, ils nous mènent à de beaux endroits !


Le sentier était divisé en trois sections : le premier tiers était un habitat humide longeant un ruisseau avec beaucoup de mousse et d'arbres de morts. Un super terrain de jeu pour les champis ! Le deuxième tiers était plus en altitude avec des caps rocheux, encore de la mousse et un mélange de jeunes feuillus et de conifères. Le dernier tiers longeait une érablière, pas nécessairement le meilleur habitat à champis mais j'ai quand même pu observer quelques espèces intéressantes, ne serait-ce que par leur nombre astronomique !

Les armillaires communs (souvent appelés à tort "armillaires couleur de miel") sont des "tueurs d'arbres" qui poussent en grandes colonies sur des arbres encore vivants.


Quand vous cueillez des armillaires communs, recherchez les spécimens encore en boutons, comme ceux-ci, et ne cueillez que le chapeau. Attention à bien les cuire, la chair contient une toxine qui affectent certaines personnes si la cuisson n'est pas adéquate !


Les lactaires couleur de suie étaient très présents sur le site, poussant parfois même en touffes de quelques individus. J'en ai même trouvé un en forme de coeur !


Les premiers pleurotes qui ont croisé mon chemin : le pleurote tesselé. Il a servi à cuisiner mon souper !


Le pleurote étalé a aussi servi à confectionner mon souper ! Il était d'ailleurs présent en plus grand nombre.


Trio de bolets blancs de neige. La plupart des champis que j'ai rencontrés poussaient "en gang" !


Une jolie amanite fauve


La très dangereuse et mortelle amanite vireuse


Une belle bande de mycènes


Les omphales poussent en grandes colonies. Pour distinguer les omphales en clochette des omphalines de Kauffman, il faut connaître la nature du bois sur lequel elles poussent.


Des champis inconnus, parce qu'il en faut bien au moins une espèce par billet !!


De vieilles pholites squarreuses ratatinées !


C'était la première fois que je voyais une talle d'entolomes avortés. On dirait du styromousse qu'on utilise pour garnir les colis fragiles... ! Ou encore un isolant pour les murs ! C'est un champignon comestible que je n'ai jamais goûté. Si j'avais voulu en cueillir, j'aurais pu en offrir à tout mon entourage tellement il y en avait !


Un autre champi qui pousse en quantité : la pézize orangée. Elle recouvre littéralement les chemins sablonneux, notamment dans les érablières. Je vous mets au défi de jouer à ne pas marcher sur les pézizes si vous allez sur ce sentier... Impossible ! C'est un comestible mais à la chair si mince et de si petite taille qu'il faut s'armer de patience si on veut en cueillir pour la peine.

mardi 20 septembre 2011

SORTIE MYCOLOGIQUE : ST-ALPHONSE-RODRIGUEZ - 11 SEPTEMBRE

Lors d'une sortie avec le cercle des mycologues de Montréal, nous sommes allés à St-Alphonse-Rodriguez, juste à côté de chez moi. J'ai appris récemment qu'un ours habite le boisé où nous faisons la cueillette (d'ailleurs, une personne du groupe l'a aperçu !) mais je ne savais pas qu'il y avait aussi des lynx ! Je suis partie seule sur un sentier que je n'avais pas encore exploré. Je marchais tranquillement en cherchant des champignons et tout à coup, il y a eu une odeur de pipi de chat (une odeur que je connais bien avec ma meute de félins à la maison !). Je me dit que c'est peut-être du pipi d'ours, qui sait ? Je continue sur le sentier et l'odeur revient à un autre endroit. Puis, je lève les yeux et je vois une tache grise plus haut sur le sentier. Je me dis que ça doit être un buisson ou une roche. J'ai alors remarqué que les oiseaux et les écureuils lançaient des cris d'alerte dans ce secteur... et que la "roche" avançait lentement pour embusquer sa proie (qui n'était pas moi !). Disons que j'ai tourné le dos et que je suis partie d'un bon pas explorer un autre secteur du boisé !

Côté champignons, ce n'était pas exceptionnel. Je n'ai rien ramené de comestible, la plupart des spécimens étaient vieux ou inintéressants. J'ai toujours réussi à faire quelques clichés intéressants.

Le pleurote tesselé, comestible, qu'on reconnaît à ses taches d'eau sur le chapeau.


Le coprin noir d'encre est un comestible lorsqu'il est cueilli jeune (ces spécimens-ci sont beaucoup trop vieux) mais il faut éviter de consommer de l'alcool deux à trois jours avant et après avoir mangé ce champignon. À vous de choisir ce que vous préférez !


Ce petit champignon au look de méduse est un coprin plissé (Coprinus plicatilis). C'est un champignon à chair mince, presque transparente, et très éphémère.


Le bolet peint, un classique. Ici, deux spécimens : un jeune et un vieux.


Un vieux bolet frisé !


La variété automnale du gyromitre, le gyromitre mitré


Un inocybe. Je ne pourrais dire lequel, mais peu importe, ils sont généralement toxiques.


L'hygrophore conique (Hygrocybe conica), un comestible sans intérêt.


Le lépiote cortinaire (Lepiota cortinarius), toxique


Probablement un myxomycète, je ne saurais dire lequel. Peut-être la trichie hérissée ?


Les microglosses ont une forme bien particulière de spatule ou de massue. Ceci semble être un microglosse roux.


La pézize orangée, un comestible, pousse en grand nombre sur les chemins sablonneux, dans les érablières entre autres.


Les champignons de type ramaire ressemblent à des coraux.


Il existe plusieurs espèces de tricholomes dans les tons de jaune.


Et on termine sur un champignon non identifié mais bien joli !