mercredi 4 mai 2011

SORTIE PRINTANIÈRE : MIRABEL - 30 AVRIL

Encore une sortie printanière par une belle journée de la fin du mois d'avril. Toujours pas de champis en vue sauf ceux qui ont passé l'hiver sur les arbres. Je suis déçue car l'an dernier à pareille date, ça faisait presque un mois que j'avais aperçu mes premiers champignons frais de l'année ! Mais bon, il faut dire que le printemps 2010 a été ultra précoce tandis qu'il est plutôt ultra tardif en 2011. On va prendre notre mal en patience. En attendant, voici quelques photos de ma sortie.

Les sanguinaires du Canada étaient en fleur, de même que certaines trilles rouges.

Vous savez sûrement que l'ail des bois est une espèce protégée. En effet, elle a connu une surexploitation dans les années 70 et ses populations ont eu de la difficulté à s'en remettre. Saviez-vous qu'il faut 7 ans à l'ail des bois avant de se reproduire ? Pensez-y bien avant d'arracher ses bulbes. Si possible, ne récoltez que les feuilles, qui ont un petit goût de ciboulette aillée.

Une belle trace de chevreuil bien nette

mercredi 27 avril 2011

SORTIE PRINTANIÈRE : ÎLES DE BERTHIER - 24 AVRIL 2011

Oui, je suis pressée. Pressée de pouvoir dire que c'est enfin réellement le printemps et pressée que la saison des champignons commence pour de bon. Le printemps qu'on a cette année est plutôt tardif et a mauvais caractère on dirait. Mais il ne faut pas perdre espoir ! Je vous présente donc quelques clichés que j'ai pris lors d'une sortie dans les îles de Berthier à Pâques. Aucun champignon frais en vue, mais quelques polypores qui ont survécu à l'hiver dernier qui n'en finit pas de s'éterniser.

À regarder le paysage, on jurerait qu'on est plutôt à la fin novembre, et non pas aux portes du mois de mai !


Pourtant, on en a bel et bien la preuve ici : c'est le printemps !... enfin presque.


Moi qui croyais aller à la rencontre de tout un troupeau de bernaches et d'oies blanches, je me suis plutôt retrouvée nez à nez avec des pics, des mésanges, des marmottes et des goélands. Beaucoup de goélands.


La vigne recouvre tout ce qu'elle peut. Je la soupçonne d'étouffer les arbres, mais avouez que c'est plutôt joli comme motif !

Un beau pont en plywood qui inspire bien confiance... juste comme on les aime !


Et maintenant la maigre pièce de résistance : les champis !! Ou du moins ceux qui ont pu résister à l'hiver. On a ici un rare exemple de champignon à lames en piètre état.


Toute l'année on peut observer les polypores parchemin sur le bois mort, la colonie s'agrandissant d'année en année.


On voit ici de beaux gros polypores qui ont survécu au froid et aux tempêtes.


Ces ganodermes recouvraient l'ensemble d'un tronc d'arbre mort et étaient tout craquelés d'avoir survécu au froid, au vent et au gel.


Les Phellinus s'observent facilement en toute saison.

La prochaine fois que je vous écrirai, j'espère que ce sera pour vous annoncer que j'ai enfin trouvé une grosse talle de morilles !

jeudi 21 avril 2011

LASAGNE AUX CÈPES, AU PESTO ET AU RICOTTA

En attendant la saison mycologique (les morilles arrivent dans 3 semaines !), quoi de mieux que de vider ses réserves de champignons séchés. Je me suis inspirée d'une recette du livre Masterclass in Italian cooking pour préparer cette superbe lasagne.

Les goûts et les textures présents dans ce plat se combinent à merveille et en font un plat des grands jours. N'hésitez pas à varier les espèces de champignons. Pour les champignons frais, vous pouvez aussi utiliser des champignons décongelés (ex. pleurotes) si vous en avez.

4-6 portions

25g de cèpes séchés
1 lbs de champignons frais, tranchés (de Paris pour moi)
4 cuillères à soupe d'huile d'olive
1 cuillère à soupe de beurre
1 oignon moyen haché
4 gousses d'ail hachées
4 cuillères à soupe de persil plat haché
1/2 cuillère à thé de thym
1 tasse d'eau de trempage des champignons séchés
Bouillon de poulet concentré
Agent épaississant au choix (veloutine pour moi)
9 lasagnes
270 mL de pesto maison ou du commerce
1 tomate en petits dés
300g de ricotta
Mozzarella râpé en quantité suffisante
Sel et poivre

Réhydrater les cèpes pendant environ 1 heure.

Cuire les pâtes selon les instructions du fabricant. Égoutter et réserver.

Pendant ce temps, faire revenir la moitié des champignons frais et réhydratés dans la moitié de l'huile et du beurre pendant quelques minutes. Lorsqu'ils sont tombés, mettre de côté et répéter l'opération avec l'autre moitié. Remettre la première moitié dans le chaudron et ajouter le persil, l'ail, le thym, l'eau de trempage et le concentré de bouillon. Laisser mijoter environ 5 minutes. Épaissir avec l'agent épaississant de son choix. Saler et poivrer. Réserver.

Dans un grand plat rectangulaire, déposer 3 lasagnes. Couvrir de la moitié du pesto et de la totalité du ricotta. Parsemer de tomates. Couvrir de trois lasagnes. Garnir du mélange aux champignons. Couvrir de trois lasagnes. Verser le reste du pesto puis parsemer de mozzarella.

Cuire au four à 350°F pendant 35-40 minutes, jusqu'à ce que le fromage soit bien doré. Laisser reposer 10 minutes hors du four. Servir.

samedi 19 mars 2011

LES ASCOMYCÈTES

Les ascomycètes représentent une branche à part dans le monde des champignons. En effet, ils ne ressemblent pas du tout au champignon typique (pied et chapeau). En fait, ils ne se ressemblent même pas entre eux ! On en trouve de toutes les formes (coupes, massue, pastilles) et de toutes les couleurs (jaunes, rouges, oranges, etc.). Ce qui les réunit : la forme de leurs spores, que l'on nomme des asques.

Une des deux seules morilles que j'ai pu cueillir en 2010, une bien mauvaise saison !

Les ascomycètes les plus connus dans le monde sont les truffes, mais rares sont les truffes culinairement intéressantes au Québec. Ici, c'est plutôt la morille qui vole la vedette chez les ascomycètes. La morille ne pousse qu'au printemps (avril-mai, juin plus au nord) et dans des conditions bien précises : sol sablonneux, peupliers, pins blancs, ormes morts. Certains ascomycètes sont de très petite taille, d'où l'importance de prendre son temps lorsqu'on fait une sortie mycologique et de bien inspecter les souches, les troncs et les branches mortes. On y trouve parfois des petits trésors.

Des gyromitres communs à perte de vue !

Il existe un grand nombre de familles d'ascomycètes, certaines étant rencontrées plus fréquemment que d'autres. Au printemps, particulièrement en mai, on retrouve les gyromitres en grand nombre. Ils font partie de la famille des Discinacées. Il existe une dizaine d'espèces de gyromitres au Québec, la plus courante étant le gyromitre commun, Gyromitra esculenta. Le gyromitre, qu'il n'est pas recommandé de manger malgré qu'il était très consommé à une certaine époque pas si lointaine, pousse à la même époque que la morille. On le reconnaît facilement à son chapeau en forme de cerveau, généralement de couleur rouge brique (parfois jaune ou blanc). Il est bien dommage qu'on ne puisse pas les déguster car ils poussent parfois en très grand nombre lorsque les conditions idéales sont réunies !

Ce gyromitre est probablement du variété "gigas"

Une autre famille d'ascomycètes très courante est celle des Hélotiacées. Un de ses plus fidèles représentants étant la pézize citrine, Calycina citrina, qu'on trouve en très grand nombre à la fin de l'été et jusque tard en automne, même après les premiers gels. Elle pousse en grande colonie sur les troncs d'arbres, chaque individu mesurant à peine quelques millimètres. On la reconnaît de loin avec sa belle couleur citron.

La pézize citrine est très commune sur les troncs morts en été et en automne et est facile à reconnaître grâce à sa belle couleur citron

 Un autre membre de la famille des Hélotiacées est la pézize verdissante, Chlorociboria aeruginascens. Si vous ne l'avez pas déjà croisée, vous avez très probablement vu les traces turquoises qu'elle laisse sur le bois mort. Les premières fois qu'on croise ces vestiges turquoises sans champignons, on se demande bien qui est venu peindre ce bout de bois insignifiant au beau milieu de la forêt... jusqu'à ce qu'on rencontre la pézize en pleine maturité, qui est elle aussi d'un beau turquoise.

La couleur de la pézize verdissante rappelle certaines mers du sud...

Une famille d'ascomycètes bien présente mais qu'on ne remarque pas souvent à moins de connaître leur existence est celle des Géoglossacées. Elle regroupe les géoglosses, microglosses et trichoglosses. Les représentants de ces espèces sont le plus souvent noirs et opaques, mais il existe quelques espèces aux couleurs jaunâtres. On les retrouve la plupart du temps au sol ou sur du bois pourri. Ils ont une forme caractéristique de tige qui se termine en petite langue ou en petite massue.

Ce microglosse roux, Microglossus rufum, présente une tête en forme de massue

Un autre groupe bien prolifique d'ascomycètes est composé de pézizes. Les pézizes sont des champignons en forme de coupe, de taille et de couleur très variable selon les espèces, allant du rouge au brun en passant par l'orangé et même le lilas. Elles ont un pied très court ou inexistant. Elles poussent directement au sol ou sur le bois pourri. Il y a même une espèce qui pousse sur les bâtiments (j'en ai d'ailleurs trouvé au creux de mon escalier entièrement en béton l'automne dernier). Plusieurs espèces de pézizes sont comestibles, mais étant donné leur taille souvent petite et la minceur de leur chair, il faut beaucoup de patience pour en cueillir assez pour un repas. Les pézizes sont présentes dans plusieurs familles d'ascomycètes dont les Pézizacées, les Pyronématacées et les Sarcoscyphacées.

La pézize variable, Peziza varia, est commune et peut atteindre de grandes tailles, parfois plus de 10 cm de diamètre, comme dans le cas de celle-ci

La pézize en bouclier, Scutellinia scutellata, est très commune et plutôt de petite taille, dépassant rarement 1 cm de diamètre. Si on la regarde de près, on remarque que son pourtour est orné de poils noirs.

Parmi les autres espèces d'ascomycètes notables, on retrouve la léotie lubrifiée, Leotia lubrica, qui peut ressembler de loin à un champignon plus ou moins typique, mais qui a une consistance gélatineuse, ainsi que la mitrule irrégulière, Neolecta irregularis, une espèce très commune au début de l'automne qui pousse parfois en grand nombre. Les mitrules rappellent les croustilles de maïs Chester et sont comestibles.

La léotie lubrifiée a une texture gélatineuse. Elle est reconnue comme étant toxique.

La mitrule irrégulière se voit de loin avec sa belle couleur jaune vif. Cherchez-la au sol en septembre, notamment sur les tapis d'aiguilles.

mardi 15 mars 2011

LES AMANITES

Les amanites sont un groupe de champignons qui ont bien mauvaise presse au Québec et avec raison. Certaines espèces de ce groupe sont si toxiques qu'une seule bouchée suffit à tuer une personne. N'ayez crainte, ces espèces sont faciles à reconnaître. En fait, tout bon mycologue cueillant au Québec devrait apprendre à reconnaître ces espèces en tout premier lieu et éviter de consommer tout champignon non identifié qui pourrait correspondre à ces descriptions. Malheureusement, plusieurs personnes font fi de ce conseil et il y a régulièrement des cas d'empoisonnements, parfois mortels.

Un bébé amanite vireuse sort de son oeuf

Les amanites sont des champignons très communs au Québec et très colorés. Ils sont, à mon avis, la représentation idéale de ce à quoi devrait ressembler un champignon selon l'imaginaire populaire : un long pied, un grand chapeau parfois orné de flocons, de belles lames. Les champignons les plus couramment représentés ne possèdent-ils pas un chapeau rouge avec des points blancs ? On y reconnaît l'amanite tue-mouche, une espèce haute en couleur... et toxique-hallucinogène !

Une superbe talle d'amanites tue-mouche, très jolies mais toxiques et hallucinogènes

Les amanites possèdent plusieurs caractères typiques, sans être exclusifs ni présents sur chaque espèce : un voile, une volve, des flocons, un pied bulbeux, parfois marginé. Malgré que ce groupe soit connu pour ses espèces hautement toxiques, il contient toutefois quelques espèces comestibles, notamment l'amanite de Jackson (Amanita jacksonii)- la plus belle selon moi, l'amanite fauve (Amanita fulva), l'amanite jaune paille (Amanita sinicoflava), l'amanite rougissante (Amanita rubescens) et l'amanite vaginée (Amanita vaginata). Néanmoins, ne vous risquez pas à les déguster à moins d'être absolument certains de l'espèce.

L'amanite de Jackson dans toute sa splendeur. Jeune, elle pointe son chapeau bien rouge en dehors d'un oeuf tout blanc, la volve.

Cette amanite fauve se reconnaît à sa petite taille, sa volve en doigt de gant, son pied sans anneau et sa marge striée.

On reconnaît les amanites par leurs lames libres. Leur chapeau peut être complètement lisse, garni de flocons ou à marge striée. Lors de l'identification d'une amanite, il est très important de bien observer son pied. En effet, celui-ci permet d'observer des caractères déterminants tels la présence d'une volve ou d'un pied marginé.

L'amanite à voile jaune est souvent confondue avec l'amanite tue-mouche. Bien qu'elles se ressemblent notamment par leur couleur, l'amanite à voile jaune est facile à reconnaître puisque, comme son nom l'indique, son voile est jaune, ainsi que son pied et ses flocons. Son pied est bulbeux et lisse, alors que la tue-mouche a un pied texturé présentant des bandes au-dessus du bulbe.

Il est faux de croire que les champignons consommés par les limaces sont comestibles pour les humains. Malgré l'appétit dont elles ont fait preuve sur cette amanite brunissante, je ne me risquerais pas à y goûter puisque sa comestibilité est inconnue et même suspecte selon McNeil.

Les espèces toxiques à connaître sont l'amanite vireuse (Amanita virosa), très commune, et l'amanite bisporigère (Amanita bisporigera), moins fréquente. Les deux sont de grands champignons entièrement blancs (pied, chapeau, lames, sporée) et sont difficiles à distinguer l'un de l'autre, mais peu importe car ils sont tous les deux également toxiques et mortels, même à petite dose.

L'amanite vireuse, courante dans nos forêts, est entièrement blanche : pied, lames et chapeau. C'est une espèce mortelle qu'on nomme aussi "Ange de la mort".

En terminant, il se peut que vous croisiez de drôles d'amanites qui ressemblent à un long pied avec un chapeau atrophié. Ce sont des amanites qui ont été parasitées par ce qu'on appelle la dermatose des amanites (Hypomyces hyalinus).

On se pose bien des questions la première fois qu'on observe une amanite parasitée !

dimanche 13 mars 2011

LES PLEUROTES

Les pleurotes sont des champignons bien connus du grand public. On les trouve non seulement en forêt, mais aussi en épicerie car ils font l'objet de culture commerciale. Le plus fidèle représentant de l'espèce est certainement le pleurote en huître, Pleurotus ostreatus. À mon avis, les pleurotes sont parmi les meilleurs champignons sauvages comestibles et se classent facilement dans mon top 3.

Les pleurotes en huître sont probablement les pleurotes comestibles qu'on rencontre le plus couramment. On les reconnaît facilement à leur odeur d'anis. Ceux-ci étaient infestés d'insectes qui voulaient les dévorer... mais c'est moi qui ai gagné cette fois-là !

Les pleurotes sont distribués dans deux familles distinctes, soient les Pleurotacées (genre Pleurotus) et les Tricholomatacées, une famille très variée (genres Hypsizygus, Sarcomyxa et Pleurocybella, entre autres).

Les pleurotes étalés, Pleurocybella porrigens, ou encore Angel's wings en anglais, sont faciles à reconnaître par leur blancheur éclatante, leur petite taille et leur délicatesse.

Le pleurote tardif, Sarcomyxa serotina, pousse tard à l'automne. Il se reconnaît à ses lames jaunâtres et son chapeau olive collant. Il est comestible à condition de gratter la pellicule qui recouvre le chapeau.

On reconnaît les pleurotes au fait qu'ils poussent sur les arbres et qu'ils ont la plupart du temps un pied excentré, souvent court, parfois inexistant. Ils possèdent souvent des lames décurrentes, c'est-à-dire qu'elles descendent sur le pied. Ils poussent généralement en touffes. On retrouve des pleurotes du printemps jusqu'à tard en automne, mais toutes les espèces ne sont pas comestibles. Toutefois, aucune n'est toxique ni dangereuse.

Le pleurote tesselé, Hypsizygus tessulatus, se reconnaît facilement à ses taches d'eau qui ornent le chapeau. C'est un bon comestible qu'on retrouve en automne.

Soyez aux aguets, si vous détectez une odeur d'anis dans la forêt, vous êtes peut-être près d'une belle talle de pleurotes. Si vous connaissez des endroits où poussent les pleurotes, pensez à vous munir d'un très grand panier et d'un long bâton au moment de la cueillette. En effet, on trouve souvent des pleurotes en hauteur et la cueillette peut être très fructueuse car ils poussent souvent en grand nombre !

En matière de mycologie, tout est une question de timing ! Arrivée quelques jours plus tôt, j'aurais pu faire une excellente récolte. Malheureusement, les pleurotes étaient vieux et infestés d'insectes au moment où je suis passée.

dimanche 7 novembre 2010

SORTIE MYCOLOGIQUE : NOTRE-DAME-DES-PRAIRIES - 6 NOVEMBRE 2010

Quelle belle surprise que d'avoir observé autant de champignons à ce temps-ci de l'année ! Cette promenade dans le bois n'était pas dans le but de faire une sortie mycologique mais il semblerait que plusieurs espèces ont survécu aux dernières semaines malgré le gel. Les trémelles étaient particulièrement présentes. C'est fait fort ces petites choses ! Ce sont les premières à se pointer le bout du nez au printemps et probablement les dernières à se mettre en hibernation.

Les pézizes cupulées sont une des rares espèces poussant en automne et en hiver, selon McNeil.


Ces pleurotes auraient été délicieux... s'ils avaient été découverts avant le gel !


L'irpex laiteux est un polypore très commun qui peut couvrir de grandes surfaces sur les feuillus. Il survit même à l'hiver.


La pézize citrine est un champignon d'automne très répandu qui pousse rapidement mais gèle facilement.


Plusieurs bouleaux de cette forêt étaient complètement couverts de polypores du bouleau.


Ce champignon semble avoir gelé puis s'être séparé en quatre, tel un trèfle à quatre feuilles.


La trémelle mésentérique se distingue de la trémelle à spores jaunes par sa pousse sur le bois de feuillu. Celles-ci étaient de bonne taille, faisant près de 3 cm chacune.


La trémelle à spores jaunes recouvrait presque entièrement le tronc de certains conifères, donnant ainsi un spectacle très impressionnant et coloré.