dimanche 6 juin 2010

CE QU'IL FAUT SAVOIR SUR LES LAMES

Les champignons à lames sont les plus typiques et les plus connus du grand public. Ils peuvent aussi être très difficiles à identifier hors de tout doute si on ne se fie qu'à leur forme et leur couleur. En effet, le mode d'attachement des lames peut faire la différence entre un champignon mortel et un excellent comestible. Il est donc primordial de maîtriser quelques concepts de base en matière d'attachement de lames. Pour bien observer celles-ci, il est parfois nécessaire de couper le champignon en deux, ce qui facilite grandement l'observation de la zone où les lames s'attachent au pied.

Quatre modes d'attachement des lames sont assez communs, ceux-ci présentant toutefois des variantes. Pour ceux qui sont visuels, je vous réfère à cette planche du cégep de Sept-Îles qui montre bien les différents modes d'attachement.

D'abord, les lames peuvent être libres, c'est-à-dire qu'elles remontent vers le chapeau sans jamais s'attacher au pied. C'est le cas notamment des psalliotes, des lépiotes et des amanites.

Cette amanite fauve possède des lames libres

Les lames peuvent aussi être adnées, c'est à dire qu'elles viennent s'attacher au pied. Les russules, les lactaires et les pholiotes présentent ce caractère.

Cette russule possède des lames adnées, attachées au pied

Parmi les lames adnées, on peut trouver des lames décurrentes, c'est-à-dire que non seulement elles s'attachent au pied mais elles se prolongent sur celui-ci vers le bas. On dit même de certaines espèces qu'elles ont des lames longuement décurrentes lorsqu'elles descendent très bas sur le pied. Il faut faire attention de ne pas confondre les plis des chanterelles avec les champignons à lames décurrentes et vice versa. Les lames décurrentes s'observent notamment sur les pleurotes, l'armillaire ventru et le clitocybe omboné.

Les lames adnées peuvent aussi être sinuées, c'est-à-dire que juste avant de toucher au chapeau, elles remontent puis redescendent pour s'attacher à celui-ci. Elles peuvent parfois donner l'impression d'être libres si on ne prend pas le temps de regarder adéquatement. Le tricholome équestre possède ce mode d'attachement des lames.

Les lames fourchues de ce clitocybe omboné sont bien évidentes

Il existe d'autres caractères relatifs aux lames. Elles peuvent être fourchues (clitocybe omboné) ou dentelées (russule de peck). De plus, l'espacement entre les lames peut varier entre espacé et très serré. Plusieurs espèces possèdent aussi des lamellules, soient des segments de lames qui débutent au bord du chapeau mais n'atteignent jamais la zone près du pied.

Un bel exemple de lames serrées

On voit bien les lamellules de ce petit lactaire

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