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lundi 20 août 2012

SORTIE MYCOLOGIQUE : STE-ÉMILIE-DE-L'ÉNERGIE - 19 AOÛT

Petite sortie à Ste-Émilie ce dimanche. Honnêtement, j'étais tellement découragée de la saison mycologique que j'ai laissé mon panier à champis dans le coffre de l'auto. À ce jour, je m'étais butée uniquement à des boisés secs et sans champis. Eh bien pour une fois, j'en ai eu pour mon argent !! Dès que j'entre dans le bois, je vois une grosse talle de bolets à pied glabrescent (mon préféré !!). Je fais ni une ni deux, je retourne chercher mon panier dans l'auto et je reviens. La plupart des champis étaient vieux, mous et infestés de vers, mais il y avait TELLEMENT de bolets à pied glabrescent partout aux abords de ce sentier que j'ai quand même réussi à trouver de jeunes spécimens potables.

Ma sortie n'a pas été très bonne pour ce qui est de la photo de champis (il aurait fallu que je passe 3-4 jours plus tôt) mais les paysages étaient superbes. On monte d'abord par un sentier qui semble aussi servir de rigole lors de la fonte des neiges, puis on grimpe une petite falaise pour aboutir sur une crête rocheuse tout en haut de la montagne. Le contraste des habitats est fulgurant !

Une des nombreuses talles de bolets à pied glabrescent. Moi j'en compte 10. Et vous ?

Les cèpes sont sortis ! Mais les vers les ont trouvé avant moi...

Un petit bolet poivré

Un bolet du genre Leccinum, facile à reconnaître avec les points noirs sur son pied. C'est un bon comestible mais il noircit entièrement à la cuisson

Le bolet ivoire exsude un liquide rosé sous ses pores

Duo de bolets peints

Une famille d'amanites tue-mouche

Ceci semble être un joli hygrophore

Le lentin en colimaçon a des lames très crénelées (voyez ses lames en dents de scie)

Une ramaire en devenir

Ma récolte, une fois rendue au sommet. Bolets à pied glabrescent, bolets à pied jaune vif, Leccinum sp.

La falaise à monter pour arriver sur la crête rocheuse

La vue d'en haut

La crête est couverte de lichen, c'est très joli




Un vieil arbre creux

samedi 3 septembre 2011

SORTIE MYCOLOGIQUE : ST-CÔME - 3 SEPTEMBRE

Ça y est, je suis en vacances pour deux semaines ! Et j'ai commencé en beauté avec une sortie au parc des chutes à Bull. Quelle bonne idée j'ai eu ! C'est le paradis du champi cet endroit !!! Une belle forêt mixte mature, beaucoup de milieux humides grâce à la rivière, des caps rocheux avec des racines qui affleurent couvertes de mousse, de la tourbe de sphaigne, des tapis d'aiguilles, du bois mort, alouette ! Si je n'ai pas vu 100 espèces de champis aujourd'hui, je n'en ai pas vu une. Et je reste modeste avec 100 !

La fameuse chute à Bull, 18 mètres de haut


Une autre chute, mais beaucoup plus petite

En plus, les champis sont gigantesques là-bas. Les russules de toutes les couleurs atteignent facilement 20 cm et plus de diamètre, les lactaires aussi. Et j'ai eu la chance de trouver des champignons énormes que je cherchais depuis longtemps : les armillaires ventrus. Non seulement c'est plein de champis, mais les sentiers sont superbes, de même que les points de vue. Si je ne vous ai pas encore convaincu d'y aller, je ne sais pas ce que ça vous prend ! Il y a même des toilettes un peu partout sur les sentiers (même aux sommets), c'est rare ça !

Cap rocheux au sommet de la chute à Bull (sentier vert)


Le long de la rivière...


La vue du belvédère (sentier rouge)


Encore le belvédère !


Un bel habitat à champi : du bois mort, de la mousse, un sol dégagé, des arbres pas trop jeunes


Le sentier vert le long de la rivière


Bon, passons aux choses sérieuses : les champis. Ce billet comportera énormément de photos car il y avait énormément de champis. Et je n'ai même pas tout photographié, j'allais attraper des crampes à force de me mettre en petit bonhomme !!

Une énorme russule, pis c'est même pas la plus grosse ! Il y en avait à perte de vue. Des blanches, des rouges, des jaunes, des oranges, des brunes, des mauves... name it !

L'amanite présentée dans les prochaines photos est, je crois, l'amanite versicolore. Je n'en avais jamais vu auparavant, mais dès qu'elle a attirée mon attention, je l'ai reconnue. C'est probablement l'amanite qui me fascinait le plus dans mon livre de champis (pour une raison obscure d'ailleurs !). Aux chutes à Bull, elle pousse en grande quantité. On la reconnaît à son chapeau foncé avec des flocons et à sa marge striée.



Un autre champi que je voulais trouver depuis longtemps, cette fois-ci parce que c'est un comestible de très grande taille : l'armillaire ventru. C'est un énorme champignon blanc avec des tons grisâtre sur le chapeau qui est fortement ancré au sol par sa racine radicante. Sur le coup, je ne l'ai pas reconnu. Après avoir pris une première photo, j'ai tenté de le retourner du bout du pied. Il n'a pas bougé. J'ai donc donné un coup de pied (honte à moi... il faut respecter les champis plus que ça !) mais il ne bougeait toujours pas ! En le soulevant, j'ai vu la grande racine sortir du sol et je savais alors à quoi j'avais affaire. C'est un champignon comestible qui est reconnu pour sa texture. Le pied est plutôt coriace (quoiqu'il soit possible de le manger). Il est recommandé de le congeler plutôt que de le sécher (ce qui le rendrait encore plus coriace). On le reconnaît à sa grande taille, son pied radicant, ses lames qui descendent longuement sur le pied et son énorme voile.

Vous ne trouvez pas qu'il a une tête de Nightmare before Christmas ?


Ma super récolte ! Celui que j'ai kické, c'est le gros... et ça ne paraît même pas !


Voyez le grand voile caractéristique de l'espèce


Voici pêle-mêle un paquet d'autres espèces que j'ai observées au cours de la journée.

Hygrophore


L'hygrophore blanc de neige


L'hygrophore rouge cramoisi


Possiblement un mycène, mais il a quand même un look d'hygrophore ! Le mycène épingle peut-être ?


Une vesse-de-loup perlée. Il y avait aussi beaucoup de vesses-de-loup piriformes. La saison est partie mon kiki !


Des trémelles, qu'on peut trouver tout au long de la saison mycologique


La pholiote squarreuse, très jolie


Extreme close up !


Le lactaire couleur de suie, un bon comestible. On le reconnaît à son chapeau cacaoté velouté et ses lames blanches qui contrastent bien avec le chapeau.


Les lactaires portent leur nom à cause du lait qu'ils dégagent à la coupe. Ici, le lait blanc du lactaire couleur de suie.


Ici, un lactaire à lait blanc jaunissant (blanc à la coupe mais s'oxyde et vire au jaune en quelques secondes)


Le lactaire des épinettes, un des deux lactaires à lait orange carotte. Il se distingue du lactaire saumoné par la présence de vert sur le chapeau ou sur les lames.


Les omphales couvraient ce tronc d'arbre mort


Un tout petit mycène !


Plusieurs espèces de bolets étaient présentes sur le site, dont les Leccinum


Une petite talle de chanterelles à flocons, malheureusement laxatives


Un cortinaire mauve et bien dodu ! Observez bien la cortine qui ressemble à de petits fils d'araignée sous le chapeau.


Le cortinaire à bracelets se reconnaît facilement aux bracelets orange foncé qui ornent son pied.


Le clavaire fusiforme pullulait, littéralement. À certains endroits, les sentiers en étaient tapissés !


Juste comme je prenais une pause pour boire de l'eau, cet hydne corail est apparu à la hauteur de mes yeux. Superbe !


Des pézize en bouclier. J'adore leur nom en latin : Scutellina scutellata


Ceci me semble bien être un gyromitre. La plupart des gyromitres poussent au printemps mais il existe des espèces automnales.


Un myxomycète.


Et maintenant les plantes !

Le fameux thé des bois qui sent et goûte la paparmane... (oui je sais, techniquement c'est Peppermint, mais what the hell). J'ai déjà goûté une feuille, le goût n'est pas super (ça doit être meilleur en infusion) mais les petits fruits ont clairement le goût mentholé qu'on recherche.


Outre les champis, le parc des chutes à Bull est rempli à craquer de bleuets !! PARTOUT !


Aucune idée de ce que c'est, ça me faisait penser aux kits pour faire des molécules en chimie, hihihi !!


Et finalement, une petite surprise sur mon terrain en revenant chez moi : un mutin de Ravenel. C'est un champignon qui pousse notamment dans les plates-bandes recouvertes de copeaux de bois. Il a une odeur de viande faisandée, de pourriture, de charogne. C'est vraiment dégueulasse.

Je vous laisse faire vous-mêmes vos commentaires lubriques sur cette chose... !!