samedi 22 octobre 2011

SORTIE MYCOLOGIQUE : NOTRE-DAME-DE-LA-MERCI - 1ER OCTOBRE

Ce samedi-là, je partais en randonnée sans avoir pour réel objectif de cueillir des champis. Mais en tant que bonne mycologue, je pars quand même avec mon kit minimal (couteau et sacs en papier), juste au cas. Que j'ai bien fait ! Tout l'été, j'ai cherché des trompettes de la mort. J'ai même fait une excursion à l'Île d'Orléans spécialement pour elles sans en trouver pour la peine. Eh bien un premier octobre, pratiquement hors saison, par pur hasard en regardant au sol, j'en vois une petite talle. La règle à appliquer quand on trouve quelques trompettes : regarder autour, il y en aura d'autres. C'est ce que j'ai fait. Et j'en ai trouvé ! Plusieurs autres espèces étaient présentes en grand nombre dont les polypores des brebis (je n'en avais pas trouvé l'an dernier !) et de beaux lactaires couleur de suie. J'ai pu me faire une belle poêlée !

Pour vous mettre en appétit, voici d'abord quelques photos du sentier.


Les fameuses trompettes de la mort que j'ai cherché tout l'été !


Le polypore des brebis est parmi mes champignons préférés. Son chapeau varie de blanc à beige-jaunâtre, son chapeau est irrégulier et son pied court. Il présente des pores petits et serrés sous le chapeau. Il a une superbe texture bien ferme sous la dent mais attention, il est souvent infesté de vers !


Un beau spécimen de clitocybe à pied renflé, un comestible toxique si consommé avec de l'alcool.


La trémelle foliacée


La trémelle palmée


Les pleurotes petit nid, non comestible, ont une belle couleur jaune d'oeuf tant sur le chapeau qu'un niveau des lames et le chapeau velu. Très joli !


Un des derniers hygrophores de la saison


Des clavaires petite langue en piteux état


Des armillaires communs, très communs à ce temps-ci de l'année


Encore des armillaires communs, mais ceux-ci ont gelé. Voyez la différence de couleur et de texture avec la photo précédente. Ils sont plus foncés et semblent mouillés.


C'est le retour de la saison de la pimbina ! Vous trouverez ces petits fruits rouges tout l'hiver (j'en ai déjà cueilli en janvier), le long des cours d'eau. Les fruits sont faciles à reconnaître : ils ont un noyau unique plat et leur jus sent les vieux bas ! On peut en faire une excellente gelée qui goûte la canneberge, mais qui pue, soyons honnêtes !


Cet arbuste poussait le long de la rivière et ses fruits semblaient s'être transformés en duvet laineux. Étrange...


Des sores de fougère. On les trouve sous les feuilles !


Et j'ai évidemment gardé le meilleur pour la fin ! La poêlée de chanterelle commune (oui oui, il y en avait une seule, et pas mal petite à part ça !), trompettes de la mort, lactaires couleur de suie et polypores des brebis. J'ai pu bien goûter à chacun des champignons et la trompette remporte la palme haut la main avec son goût riche qui rappelle presque les noix. Elle vaut amplement le mal qu'on se donne à la trouver et à la nettoyer (il faut enlever les aiguilles de conifère tombé dans l'entonnoir...). Le polypore des brebis arrive bon deuxième avec son goût somme toute excellent et sa superbe texture. À côté, le lactaire couleur de suie est insipide et goûte l'eau... Disons que je le considère comme un champignon de consolation car il est très commun.

7 commentaires:

  1. Bonsoir Katia,

    Une belle récolte pour un 1er octobre. Ici, dans l'Outaouais, cette fin de semaine, mon fils a trouvé pas moins de 4 beaux bolets comestibles que nous avons mangé en 2 coups.

    Vendredi soir, nous en avons mangé 3 poêlé dans du beurre et samedi soir, nous avons mangé le plus gros en sauce à base de cidre de pommes et de crème, avec des champignons de paris et 3 morilles séchés. Tout celà pour accompagner des filets de porc. C'était délicieux.
    Combien de temps peut-on garder des champignons séchés?
    J'aime beaucoup ton blogue; je trouve qu'il est très bien présenté et agréable à lire!
    Merci, Louise

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  2. Merci Louise pour ton commentaire. Pour ce qui est des champignons séchés, on peut les conserver plusieurs années dans des pots hermétiques. Les miens sont dans des pots Mason.

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  3. Merci Katia, il y a longtemps que je me posais la question. J'en ai une deuxième pour toi : quand ils sont séchés, faut-il les faire cuire longtemps ou est-ce qu'on peut les mettre directement dans une sauce quelques minutes seulement?
    Merci,
    Louise

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  4. Aaaah LA question ! :) Il est recommandé de faire réhydrater les champignons séchés au moins 20 minutes à l'eau chaude. Pour certaines espèces, ce sera suffisant. Pour d'autres, il faudra les laisser plus longtemps. J'ai déjà acheté des chanterelles communes déshydratées avant de faire de la mycologie et même après quelques heures, ça restait coriace (j'ai appris par la suite qu'il est déconseillé de sécher les chanterelles...). Je te dirais que ça dépend de la texture du champignon. Fais des essais, c'est la meilleure façon de le savoir. Et ne jette surtout pas ton eau de trempage ! Utilise la pour faire soupe, sauces, etc. Par contre, si tu fais un ragoût ou autre plat à cuisson longue, pas besoin de prétremper car ça va ramollir à la cuisson.

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  5. Merci encore Katia, là je sais un peu plus où je m'en vais avec les morilles. L'autre soir, je les ai tout simplement ajoutés à une sauce aux champignons, sans trempage. Je les ai laissé environ 4 à 5 minutes, pas plus et on a servi la sauce qui accompagnait le porc. Il faut croire que c'était correcte. Mais la prochaine fois je ferai tremper un peu au préalable.
    Merci mille fois!

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  6. Hello, je suis passée par là pour savoir recueillir une sporée dans les règles de l'art... Grâce à toi je saurai que je mange bien des Laccaires améthystes! (Je suis déjà sûre que c'est eux et non le Cortinaire violet ou le Mycène pur, mais bon, première récolte de ces petits êtres violets sans mentor alors on va faire ça bien :) )
    Juste pour te dire, je peux résoudre un de tes mystères: les duvets laineux sont les akènes de la clématite des haies. La clématite est une jolie liane, et ses akènes sont ses fruits, ce sont des fruits secs qui peuvent se disséminer par le vent grâce à leur tite plume! On appelle la clématite des haies "l'herbe aux gueux" parce qu'avec les tiges ou les feuilles, en frottant sur le corps cela fait de grosses réactions, les mendiants le faisaient pour susciter la pitié... Heureusement la plante a un kit complet: les akènes font bien leur office de ouate cicatrisante :)
    Tu vas voir ces petites poilues tout l'hiver: elles restent accrochées très longtemps! C'est mignon hein!

    (PS: c'est super joli une sporée dis donc! Blanche sur une petite carte noire... C'est magnifique^^)

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  7. tres belles photos, en passant les fruit duveteux sont les fruits de clematite sauvage, cest une plante grimpante et non un arbuste.

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