La saison des morilles est bel et bien commencée... mais que voulez-vous, je n'ai pas tellement l'oeil pour les morilles. Et possiblement pas le bon habitat dans mon secteur. Mais je ne me laisserai pas abattre puisque c'est aussi la saison... du homard ! Et quoi de plus inspirant pour accompagner du homard que son sosie en champignon : la dermatose des russules (lobster mushroom en anglais) ! Et quoi de mieux comme huile de cuisson que de l'huile de homard maison ? Et bien ça donne tout un régal... triple homard.
1 portion
1 cuillère à thé d'huile de homard (ou d'olive)
1 gousse d'ail hachée finement
1 échalote française hachée finement
1/4 tasse de riz arborio
2 cuillères à soupe de vin blanc
12g de dermatose des russules séché, réhydraté, haché
Bouillon chaud (de poisson, de crustacés, de légumes, de poulet, au choix) - environ 1 1/2 tasse
La chair d'un homard hachée
Un peu de fromage râpé si désiré
Sel et poivre au goût
Chauffer le bouillon et le garder au chaud.
Faire revenir l'ail et l'oignon dans l'huile quelques minutes. Ajouter le riz, mélanger pour bien enrober d'huile puis déglacer avec le vin. Ajouter les champignons. À feu moyen, ajouter le bouillon une louche à la fois en brassant régulièrement. Rajouter du liquide lorsque celui-ci est presque tout évaporé et ce, jusqu'à ce que le riz soit cuit et coulant, environ 15-20 minutes. Incorporer le homard chaud. Mélanger et servir bien chaud avec un filet d'huile de homard.
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lundi 21 mai 2012
samedi 13 août 2011
SORTIE MYCOLOGIQUE : 7 AOÛT - ÎLE D'ORLÉANS
Je suis en amour avec l'Île d'Orléans depuis la première fois que je l'ai visitée il y a une quinzaine d'années. Je ne sais pas trop comment ni pourquoi. Dès que je la vois apparaître au bout de l'autoroute 40, je souris toute seule dans mon auto comme une gamine. Je suis attirée par ses grandes étendues cultivées, ses maisons ancestrales et par le fleuve qui l'entoure. Et maintenant, je sais aussi que c'est un excellent endroit pour cueillir des champignons ! Y a-t-il un endroit plus fantastique au monde que cette île ? Je ne pense pas !
Je suis habituée de fréquenter des forêts mixtes ou de conifères. Cette fois-ci, j'ai eu affaire à une forêt composée exclusivement de feuillus. Les meilleurs secteurs étaient clairement les hêtraies. Les champignons y pullulaient, littéralement, particulièrement les bolets et les chanterelles de toutes sortes. Malheureusement, la cueillette s'est passée sous la pluie. Au moment où j'ai trouvé LE spot (un carré de 20 mètres de côté avec quantité de chanterelles communes, craterelles couleur de flamme, trompettes, dermatose des russules et pleurotes, tout ça au même endroit !), la pluie s'est mise à tomber si fort !! Mais c'est à peine si je m'en rendais compte tellement j'étais heureuse de mon butin.
Les champis dans mon sac de papier complètement trempé. J'ai dû les transvider de sac rendue à l'auto.
La saison des chanterelles bat encore son plein ! Mais partout où je vais cette année, je suis toujours une semaine en avance. Mon but était de faire une razzia de trompettes de la mort, mais les seules que j'ai trouvées étaient minuscules et émergeaient à peine du sol. J'ai pu me rabattre sur d'autres espèces, bien heureusement ! J'ai aussi pu observer la craterelle couleur de flamme pour la première fois.
La craterelle couleur de flamme (Craterellus ignicolor) ressemble à la craterelle en tube mais diffère par la couleur de son pied orange vif et par son habitat. Elle pousse avec les bois nobles (chênes, hêtres) alors que la craterelle en tube, au pied jaune, pousse dans la tourbe de sphaigne en association avec les épinettes.
Les trompettes de la mort (Craterellus fallax), malgré leur nom, sont d'excellents champignons. On les trouve parmi les hêtraies mais attention, étant donné leur couleur gris-brun-noir, elles sont très difficiles à repérer au sol ! Celles-ci étaient vraiment toutes petites, on peut même voir des bébés trompettes qui poussent au centre et sur la droite.
Pour mon plus grand plaisir, j'ai trouvé quelques pleurotes bien frais. Pas beaucoup, juste assez pour avoir 2-3 bouchées rendue chez moi. J'espère faire meilleure récolte au cours des prochaines semaines ! Quelques dermatoses des russules (lobster mushroom) étaient aussi présentes.
Une petite dermatose des russules pas facile à repérer car elle était ensevelie dans les feuilles mortes avant que je la dégage pour la photo.
L'été, c'est aussi la saison des amanites ! Et il y en avait en quantité en forêt, de plusieurs espèces différentes.
Cette amanite abrupte (Amanita abrupta) est la première que j'ai la chance d'observer. On la reconnait à sa couleur blanche et à son chapeau orné de flocons concolores et pyramidaux.
Cette amanite semble être une fière représentante des amanites fauves. On la reconnaît à son chapeau de couleur fauve et sa marge striée.
À première vue, je pensais que cette amanite était une tue-mouche, mais finalement je crois qu'il pourrait s'agir de l'amanite russuloïde car les champignons matures avaient la marge fortement striée.
Les hygrophores sont un groupe de champignons qu'on reconnaît à leur couleur vive, à leur lames larges et à leur texture cireuse. La plupart sont comestibles mais leur taille relativement petite et leur chair mince en font de bien piètres comestibles.
J'ai croisé plusieurs espèces de bolets dans la forêt mais les plus abondants et les plus colorés étaient clairement les bolets magnifiques avec leur chapeau rouge vif et leur pied d'un jaune éclatant. Avoir su qu'il était comestible, j'en aurais rapporté une caisse ou deux !
Ces bolets bicolores (Baorangia bicolor) poussaient principalement dans les secteurs où il y avait des bois nobles. On les reconnaît à leur chapeau rouge, leur pied jaune avec la base rouge, leurs tubes jaunes et au fait qu'ils bleuissent au toucher.
Plusieurs autres champignons ont pu être observés. En voici un échantillon :
Et maintenant, le section "en veux-tu, en vlà !"
C'est fou comme les couleurs ressortent bien quand il pleut. Je n'ai jamais vu de fleurs jaunes aussi jaunes.
Je suis habituée de fréquenter des forêts mixtes ou de conifères. Cette fois-ci, j'ai eu affaire à une forêt composée exclusivement de feuillus. Les meilleurs secteurs étaient clairement les hêtraies. Les champignons y pullulaient, littéralement, particulièrement les bolets et les chanterelles de toutes sortes. Malheureusement, la cueillette s'est passée sous la pluie. Au moment où j'ai trouvé LE spot (un carré de 20 mètres de côté avec quantité de chanterelles communes, craterelles couleur de flamme, trompettes, dermatose des russules et pleurotes, tout ça au même endroit !), la pluie s'est mise à tomber si fort !! Mais c'est à peine si je m'en rendais compte tellement j'étais heureuse de mon butin.
Les champis dans mon sac de papier complètement trempé. J'ai dû les transvider de sac rendue à l'auto. La saison des chanterelles bat encore son plein ! Mais partout où je vais cette année, je suis toujours une semaine en avance. Mon but était de faire une razzia de trompettes de la mort, mais les seules que j'ai trouvées étaient minuscules et émergeaient à peine du sol. J'ai pu me rabattre sur d'autres espèces, bien heureusement ! J'ai aussi pu observer la craterelle couleur de flamme pour la première fois.
La craterelle couleur de flamme (Craterellus ignicolor) ressemble à la craterelle en tube mais diffère par la couleur de son pied orange vif et par son habitat. Elle pousse avec les bois nobles (chênes, hêtres) alors que la craterelle en tube, au pied jaune, pousse dans la tourbe de sphaigne en association avec les épinettes.
Les trompettes de la mort (Craterellus fallax), malgré leur nom, sont d'excellents champignons. On les trouve parmi les hêtraies mais attention, étant donné leur couleur gris-brun-noir, elles sont très difficiles à repérer au sol ! Celles-ci étaient vraiment toutes petites, on peut même voir des bébés trompettes qui poussent au centre et sur la droite. Pour mon plus grand plaisir, j'ai trouvé quelques pleurotes bien frais. Pas beaucoup, juste assez pour avoir 2-3 bouchées rendue chez moi. J'espère faire meilleure récolte au cours des prochaines semaines ! Quelques dermatoses des russules (lobster mushroom) étaient aussi présentes.
Une petite dermatose des russules pas facile à repérer car elle était ensevelie dans les feuilles mortes avant que je la dégage pour la photo.
L'été, c'est aussi la saison des amanites ! Et il y en avait en quantité en forêt, de plusieurs espèces différentes.
Cette amanite abrupte (Amanita abrupta) est la première que j'ai la chance d'observer. On la reconnait à sa couleur blanche et à son chapeau orné de flocons concolores et pyramidaux.
Cette amanite semble être une fière représentante des amanites fauves. On la reconnaît à son chapeau de couleur fauve et sa marge striée.
À première vue, je pensais que cette amanite était une tue-mouche, mais finalement je crois qu'il pourrait s'agir de l'amanite russuloïde car les champignons matures avaient la marge fortement striée.
Les hygrophores sont un groupe de champignons qu'on reconnaît à leur couleur vive, à leur lames larges et à leur texture cireuse. La plupart sont comestibles mais leur taille relativement petite et leur chair mince en font de bien piètres comestibles.
J'ai croisé plusieurs espèces de bolets dans la forêt mais les plus abondants et les plus colorés étaient clairement les bolets magnifiques avec leur chapeau rouge vif et leur pied d'un jaune éclatant. Avoir su qu'il était comestible, j'en aurais rapporté une caisse ou deux !
Ces bolets bicolores (Baorangia bicolor) poussaient principalement dans les secteurs où il y avait des bois nobles. On les reconnaît à leur chapeau rouge, leur pied jaune avec la base rouge, leurs tubes jaunes et au fait qu'ils bleuissent au toucher.
Plusieurs autres champignons ont pu être observés. En voici un échantillon :
Et maintenant, le section "en veux-tu, en vlà !"
Je vous laisse sur quelques photos pêle-mêle prises sur l'île.
C'est fou comme les couleurs ressortent bien quand il pleut. Je n'ai jamais vu de fleurs jaunes aussi jaunes.
dimanche 27 juin 2010
SORTIE MYCOLOGIQUE : 24 JUIN 2010 - PARC DE LA RIVIÈRE BATISCAN
En ce jour de la St-Jean-Baptiste, j'ai décidé de profiter de mon congé pour aller faire une balade au Parc de la Rivière Batiscan en Mauricie. La météo semblait annoncer des possibilités de pluie mais il a finalement fait particulièrement beau. Le parc, comme son nom l'indique, est situé aux abords de la rivière Batiscan à St-Narcisse. On y retrouve une panoplie d'activités dont la via ferrata, les parcours dans les arbres, le géocaching, la randonnée, le camping et il y a même une plage. Pour la amateurs de géologie, il y a aussi plusieurs exemples de "marmites" formées lors de l'ère glaciaire.
La forêt dans ce secteur est mixte et assez mature, certains secteurs étant dominés par les feuillus et d'autres par les conifères. Le terrain présente une bonne dénivellation à certains endroits mais la carte des sentiers permet facilement de voir le niveau de difficulté des différents tronçons.
Plusieurs espèces de champignons ont pu être observées durant la sortie. Bien sûr, les classiques polypores du bouleau, amadouviers et polypores parchemin étaient présents. Voyez d'ailleurs ce tronc morts complètement couvert de polypores parchemin. C'était très impressionnant !
Les pleurotes étaient aussi tout à l'honneur mais plutôt vieux, donc en piteux état. Un dizaine d'arbres portant de belles grappes de pleurotes ont pu être facilement observés.
Ce qui semble une petite dermatose des russules (lobster mushroom) a été observée.
Un tronc d'arbre mort géant portait à son extrémité de jolis mycènes de Léa orangés.
Les collybies de Rodman sont assez communes à ce temps-ci de l'année et plusieurs spécimens ont été aperçus dans le courant de la journée. On les reconnaît à leur grand chapeau grisâtre légèrement fendillé, leurs larges lames blanches et à leur pied blanc bien droit sans voile. Ils poussent sur le bois mort.
Quelques autres champignons à identifier ont pu être observés.
Après cinq heures de marche, un repos à la plage était bien mérité ! On en a profité pour se faire nettoyer les pieds par des petits ménés. Traitement spa gratuit !
La forêt dans ce secteur est mixte et assez mature, certains secteurs étant dominés par les feuillus et d'autres par les conifères. Le terrain présente une bonne dénivellation à certains endroits mais la carte des sentiers permet facilement de voir le niveau de difficulté des différents tronçons.
Plusieurs espèces de champignons ont pu être observées durant la sortie. Bien sûr, les classiques polypores du bouleau, amadouviers et polypores parchemin étaient présents. Voyez d'ailleurs ce tronc morts complètement couvert de polypores parchemin. C'était très impressionnant !
Les pleurotes étaient aussi tout à l'honneur mais plutôt vieux, donc en piteux état. Un dizaine d'arbres portant de belles grappes de pleurotes ont pu être facilement observés.
Ce qui semble une petite dermatose des russules (lobster mushroom) a été observée.
Un tronc d'arbre mort géant portait à son extrémité de jolis mycènes de Léa orangés.
Les collybies de Rodman sont assez communes à ce temps-ci de l'année et plusieurs spécimens ont été aperçus dans le courant de la journée. On les reconnaît à leur grand chapeau grisâtre légèrement fendillé, leurs larges lames blanches et à leur pied blanc bien droit sans voile. Ils poussent sur le bois mort.
Quelques autres champignons à identifier ont pu être observés.
Après cinq heures de marche, un repos à la plage était bien mérité ! On en a profité pour se faire nettoyer les pieds par des petits ménés. Traitement spa gratuit !
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